HYPOTYPOSES. i35
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On suppose le contraire pour Mercure. L’ex-centrique parcourant son segment apogée depuisle nœud ascendant, le point E devient plusboréal que A, jusqu’à ce qu’il fasse le plusgrand angle d’inclinaison de l’épicycle surl’excentrique. Alors le point E, limite boréale,à sa plus grande distance du point tropique A,est vu plus austral que celui-ci sur le cercle(ou colure) qui passe par les pôles, et né-cessairement la planète en ce point E paroîtplus australe que le soleil dans le point tro-pique d’été. Ensuite , les plans se rapprochentpar la diminution de leur inclinaison , jnsqu’aunœud descendant, où les plans se confondenten un seul. L’astre partant de là, les plansde l’excentrique et du cercle mitoyen du zo-diaque recommencent à s’écarter , de manièreque l’astre arrivé en Z parolt toujours plusaustral que le segment austral du cercle mitoyendu zodiaque, c’est ce que montrent les obser-vations en conséquence desquelles on a établices hypothèses. Ainsi donc chacun des segmentsde l’excentrique de Mercure, tant l’apogée quele périgée , est réputé être toujours plus australque le segment AZE de l’orbite solaire, etdoit être l’un et l’autre dans un seul plan parrapport à elle quand l’astre est dans les nœuds.Il faut donc y admettre une pareille rencontredes segments de l’un et de l’autre cercle , etensuite un pareil écart, chose que n’exigentpas les excentriques des troit planètes, Saturne,Jupiter et Mars. Car ils sont immobiles; etchacun de ces trois astres, quand il parcourtle segment apogée, est plus boréal que le demi-cercle boréal de son excentrique, relativementau cercle mitoyen du zodiaque, et plus australque le demi-cercle austral, comme nous avonsdit pour la lune.
Telles sont les différences dans les mouve-ments des cinq planètes en latitude, et leurscauses. Ajoutons que l’on dit que les limite#