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[Première partie.]
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HYPOTYPOSES. 47

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fixe, l’œil le voit se diriger déjà vers la limiteaustrale, parce qu’il a dévié sur son orbitepropre excentrique , de la limite boréale.

Il est bon aussi de savoir pour quelle raison lesoleil ne se lève pas constamment au mêmepoint dans les équinoxes, mais plus vers l’oursedans l’équinoxe du bélier , et plus vers lepôle austral dans l’équinoxe de la balance : etpourquoi aussi il ne se lève pas aux mêmespoints dans les conversions (solstices), mais endes points plus austraux dans le cancer, etplus boréaux dans le capricorne. La seule causede tout cela, c’est que l’orbite solaire s’ap-proche plus de la terre que le zodiaque del’univers, et que ni l’apogée, ni le périgée,n’étant ni dans les points équinoxiaux, ni dansles points tropiques; mais vers le 5 e degrédes gémeaux, comme je l’ai dit plusieurs fois,le point équinoxial du printemps est plus pro-che de ce degré, que le point équinoxial d’au-tomne , d’où il est évident que le soleil estplus éloigné de la terre dans le point équi-noxial du printemps, et plus proche dans celuid’automne. C’est pourquoi sur les astrolabesplans, il paroît plus élevé sur les lignes demidi, le jour de l’équinoxe du printemps, etplus bas le jour de l’équinoxe d’automne. Lesoleil fait aussi les ombres des gnomons pluslongues dans l’équinoxe du printemps , et pluscourtes dans celui d’automne , parce qu’il dardeses rayons du cercle qu’il parcourt , et surlequel il est le plus éloigné de la terre dansl’équinoxe du printemps , et à une plus grandeproximité dans l’équinoxe d’automne. Or lesrayons dardés d’un point plus élevé produisentdes ombres plus courtes ; et d’un point plusbas, de plus longues. Enfin, nous saurons pour-quoi la différence du périgée à l’apogée produitles variations apparentes en latitude dans leslevers, si en admettant une parallaxe dans lesoleil, nous croyons que la terre n’est pas comme

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