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Neuvièmement, le mouvement de la sphèredes fixes, dont nous avons déjà parlé, commenon admis. Ceux qui le rejettent, disent qu’enl'admettant il est impossible d’expliquer les cir-constances mêmes des hypothèses établies pourles cinq planètes ; car dans cette opinion onfait mouvoir la sphère des fixes vers l’orient.Mais les phénomènes prouvent qu’il ne. fautpas ajouter foi à ce mouvement. Sinon , commentles ourses seroient-elles toujours visibles pen-dant et depuis tant d’années, quand même ellesn’avanceroient que d’un degré par siècle autourdes pôles du cercle mitoyen du zodiaque quine sont pas ceux du monde. Car il faudraitqu’en obéissant à ce mouvement, elles ne fus-sent jamais au-dessous de l’horizon, mais qu’ellesdisparussent à ses parties , comme le prouventles hommes éclairés en ces matières, quis’accordent tous à faire mouvoir la sphère desfixes autour du pôle du monde par un mouve-ment qui la fait tourner vers l’occident.
Le dixième et dernier article que nous avonstraité, est celui des éclipses, des conjonctions,des inclinaisons, et autres objets semblables,dont nous connoissons actuellement les causespar le moyen des hypothèses. Car nous savonsoù arriveront les éclipses, et pourquoi ellesn’arrivent pas constamment dans le même point,et où se font les inclinaisons. Car celles-là sontla suite des mouvements des épicycles ; etcelles-ci, des lieux des noeuds que nous avonsdit changer de place, par l’eflet du transportde l’orbite inclinée de la lune, dont l'inter-section avec le cercle mitdyen du zodiaquechange perpétuellement de place. J’ai exposécette théorie en traitant de la lune.
Telle est 1 hypotypose, représentation deshypothèses ou suppositions astronomiques. Et enterminant ce traité , j ajouterai à ce que j’y ai dit,que les astronomes ( Proclus ne dit pas les aristo-: ..s- c'est fallu qui les fourre de son chef
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