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dans son latin) qui ont présupposé que les mou-vements des corps célestes étoient uniformes,ignoroient que leur essence est l’irrégularité etla variation. Sinon ^ pourquoi admettrions-nousles excentriques et les épicycles? il faut doncles concevoir comme simplement fictifs etidéaux , ou comme attachés à des sphères. Carpuisqu’ils ne doivent être que des conceptions,ils ne voient pas qu’ils transportent les propriétésmatérielles à des conceptions mathématiques, entirant de la nature de la matière, les causesdes mouvements naturels. J’ajouterai encore queces mouvements seroient impossibles. Car cen’est pas parce qu’ils se meuvent idéalement ,suivant nous , que les astres portés sur ces cerclesse meuvent réellement; ce n’est donc que pourles expliquer, qu’on a bien fait de nous enseignercette belle construction d’hypothèses. Car com-ment rendre raison autrement pour chaqueplanète, du repos et du mouvement alternatifsde l’excentrique dans l’un, ou de l’épicycle dansune autre, de sa rétrogradation et de sa direc-tion ? Comment trouver les causes, mais lesvéritables, de leurs positions dans des plans oudifférents ou les mêmes? autrement, on n’endonnerait pas des raisons qui satisfissent l’esprit.On peut prendre d’autres routes pour expli-quer ces effets sans hypothèses, comme dansles autres sciences ; mais on essaie d’étendre ,suivant les circonstances, ces hypothèses parlesquelles on doit les expliquer, en disantque tout ce qui peut se faire, n’est pas tou-jours visible ; en outre, ces hypothèses, commeétant les plus simples, sont les seules qui con-viennent à des corps divins, et on les a ima-ginées pour trouver le mode des mouvementsdes astres, qui se meuvent réellement commeon l’a vu , afin de montrer l’harmonie qui règneentr’eux.