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[Première partie.]
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SUR L’ASTRONOMIE DES CHALDÉENS. i55

païens atque apertum intuerentur , trajectiones motusquè stellaruni observa-verunt. Quâ in natione Chaldœi, etc.

Cette différence de circonstances entre les Egyptiens et les Assyriens, méritebien la peine de soumettre à un examen critique les notions que nous avons desconnoissances astronomiques des Chaldéens , pour décider s’ils peuvent véritable-ment prétendre à l’honneur d’avoir posé les premiers fondemens de l’astronomie,et déterminer quelle sorte de services ils ont rendus a cette branche sublime dusavoir de l’homme.

Je crois ne pouvoir faire cette recherche d’une manière plus convenable à monbut, qu’en rapportant une suite d’éclipses de lune observées par les Chaldéens,avec leurs circonstances décrites par Ptolémée dans son grand traité d’astronomieconnu sous le nom d’Almageste. Elles donneront lieu à diverses conséquencesqui, fondées sur d’autres prémisses, paraîtraient moins liées. Mes prédécesseursdans • la même carrière y ont fait peu d’attention, sans qu’on puisse les enexcuser.

L’astronome grec observe, au commencement de son quatrième livre, qu’onne peut conclure avéc certitude les lieux de la lune, vus du centre de la terre,qu’avec le secours des éclipses de lune, les occultations d’étoiles, les distancesmesurées des fixes et les éclipses de soleil devenant difficiles à déterminer par l’effetde la parallaxe qui s’y mêle, et même étant ingrates à mettre en calcul ; c’estpourquoi il n’appuie guêres sa théorie de la lune que sur les éclipses de cet astre ,observées les unes par les Chaldéens, les autres par les Grecs, et nommément parHipparque et par Ptolémée lui-même.

C’est ainsi que pour la recherche de la première inégalité de la lune, il emploietrois de ces observations, et des plus anciennes'de celles dont la connoissance sesoit conservée. Il les compare avec trois de celles qu’il a faites lui-même (i). Lapremière des plus anciennes est celle de l’éclipse vue à Babylone par les Chal-déens , dans la 27* année de l’ère de Nabonassar,', le 29 du mois thoth égyptien,19 mars de l’an 721 avant la naissance de Jésus-Christ (l’ère chrétienne). Cetteéclipse commença une heure après le lever de la lune et fut totale. Il suit de cesdonnées, que cette éclipse commença h 7 f heures du soir, suivant notre manièrede compter les heures, et que son milieu fut à 9 j heures. La seconde éclipsearriva l’année suivante dans l’ère de Nabonassar, la nuit du 18 au 19 thoth, du8 au 9 mars de l’an 720 avant notre ère. La lune y fut obscurcie de trois doigts enson bord austral à minuit juste. La troisième éclipsé est de la meme année, i 5phamenoth, 1 septembre. Son commencement fut à 7 heures du soir , et son milieu

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( 1 ) Almag. L. iv. p. 95 de l’anc. et 244 éc la nouvelle e'dition.