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[Première partie.]
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25 6 MÉMOIRE

à 8 J- heures, lorsque l’obscuration s’étendit depuis le bord boréal jusqu’à lamoitié du diamètre (i).

Outre ces trois éclipses observées par les Chaldéens, Ptolémée en cite encoresept j j’en passerai trois sous silence (a), parce qu’elles ne sont que desannées 383 et 382 avant Jésus - Christ t dans lesquelles les Grecs avoientdéjà commencé à le disputer aux Orientaux en activité et en progrès dans cegenre. Je ne ferai qu’indiquer brièvement les temps des quatre premières. Cellequi est la quatrième de toute cette suite (3) et la première de ces quatre, arrivadans la cinquième année de Nabopolassar, cent vingt-septième de Nabonassar,le 28 athyr } 22 avril de l’an 621 avant l’ère chrétienne. Elle commença à 4 heures52 minutes, et elle fut à son milieu , où l’obscuration se fit de 3 doigts au bordaustral, vers 5 heures 5o minutes du matin. La cinquième est du 17 phamenoth,septième année de Cambyse, 16 juillet de l’an 523 avant notre ère. La lune, aumilieu de l’éclipse, fut obscurcie de la moitié de son disque depuis le bord boréalvers onze heures du soir. La sixième (4) se fit pendant la nuit du 28 au 39 épiphide la vingtième année de Darius Hystaspe , ce qui répond à la nuit du 19 au 20novembre de l’an 5o2 avant Jésus-Christ. Enfin dans la septième la lune se montraobscurcie de deux doigts à son bord austral, une demi-heure avant le milieu de lanuit du 3 au 4 tybi de la 3i £ année du règne de ce roi, ou du z5 au 26 avril del’an 491 avant notre ère.

J’ai soumis ces sept éclipses à un calcul rigoureux, pour lequel je me suis servides tables solaires de M. de Zach , ainsi que des tables de la lune corrigées parMason ; et j’y ai estimé la différence des temps entre Paris et Babylone, de 2 heures47 minutes, conformément aux déterminations les plus exactes (5). Je présentetous ces calculs à la fin de ce mémoire. J’avertirai seulement ici, que le calcul

(1) On voit par l’Almageste, que chez les Grecs comme chez nous, les 12 doigts se comptoient surle diamètre de la lune. Car dans une des e'clipses, Ptolémée dit que la lune fut obscurcie de deuxdoigts; et dans l’autre , aussi de sa sixième partie. Le doigt est la vingt-quatrième partie de la coudée.Or le diamètre du disque solaire et celui du disque lunaire étant à peu près chacun égal à un demi-degré , il paroît que les Chaldéens, qui peuvent s’ctre servis d’abord de celte division , ont comparéle degré à une coudée , et l’ont partagé en 24 parties ou doigts. Dans deux de leurs comparaisons demercure avec des fixes ( Alm. ix ), la distance est estimée d’une demi-coudée ou 3o soixantièmes : etdans une de saturne ( xi ), de 2 doigts ou 5 soixantièmes ou minutes chacun. Ce qui prouve que leursgoniomètres ou instrumens à mesurer les angles , pouvoient prendre jusqu’à la vingt-quatrième partied’un degré, et par conséquent n’étoient pas dénués d’une certaine précision.

(2) Alm. IV. p. 275.

(3) V. 340 , où se trouve aussi la cinquième.

(4) IV- 269 , où se trouve aussi la septième.

(5) Voycz-en les bases dans mes recherches historiques sur les observations astronomiques desanciens.