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[Première partie.]
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! 58 MÉMOIRE

certainement, au moins en grande partie, son dernier développement auxefforts des hommes pour deviner l’avenir par l’état des astres. Sans cet arttrompeur auquel tous les peuples de l’antiquité, et même leurs plus grandsastronomes ont sacrifié, il serait presqu’impossible qu’on lui eût rendu unculte de près de trois mille ans sans interruption.

Strabon parle de différentes sectes desChaldéens(i) , dont quelques-unes doivents’être préservées de l’astrologie. Quoiqu’il en soit, il est certain que les Babylonienssont les premiers qui réduisirent cette vaine science en système : c’est ce quene dit que trop le nom de Chaldaeiy par lequel les Grecs et les Romains onttoujours désigne toute la bande des astrologues.

Quand Cyrus eut détruit le royaume de Babylone , la caste des Chaldéensperdit, avec la capitale, son éclat et son importance politique. L’astrologieorientale paroît s’être répandue alors dans l’Occident. Nous voyons, par Cicé-ron (2), que, dès le temps d’Eudoxe, environ quatre cents ans avant Jésus-Christ , elle étoit en vogue chez les Grecs.

Après la mort d’Alexandre , qui avoit fait do Babylone encore , mais pour peude temps, la capitale d’un grand empire , cette ville retomba en décadence,surtoutdepuis queSéleucie fut bâtie sur le Tigre , dans son voisinage , et fut élévééau rang de première ville de la monarchie syro-macédonienne. La caste desprêtres paroît s’être alors entièrement détruite. Les dernières observations astro-nomiques que Ptolémée rapporte comme faites à Babylone, savoir : deux com-paraisons de mercure , et une de saturne à des étoiles fixes appartiennentaux années 2 ^ 5 , x 3 j, et 229 avant l’ère chrétienne ; alors, il s’étoit déjà faitune commmunication réciproque et un mélange des connaissances grecqueset chaldéennes , par suite d’un ouvrage écrit en grec par le Babylonien Bé-rose, sur les antiquités et sur l’astronomie de sa nation.

Les Chaldéens doivent avoir fait leurs observations en commun ; car Ptolé-mée qui ailleurs a coutume de nommer soigneusement les observateurs, nedit toujours que yaliïa. îot. L’histoire ne fait en général mention d’aucunChaldéen qui mérite le nom d’astronome. L ’Osthanes (1) qui, au rap-port de Pline, accompagna Xerxès en Grèce, et qui a dû y exciter l’amour del’astrologie , ne s’est fait connoître par aucune observation, ou par quelquedoctrine astronomique. Les anciens rapportent sur Bérose , déjà cité, diversesopinions qui 11e font pas grand honneur à ses connoissances en astronomie. Baillyet d’autres en ont conclu qu’il y avoit eu deux Chaldéens de ce nom , unhistorien et un astronome, et qu’il fallait reculer ce dernier jusqu à l’enfance

(,) I. C. ( 2 ) De Divin. II. 4a.

(3) IL N. XXX. 1 .