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SUR L’ASTRONOMIE DES CHALDÉENS.
Mais ont-ils aussi distingué entre les heures équinoxiales et les heures tem-poraires ? Je n’en doute point. Ces deux sortes d’heures parojssent dans leursobservations, les premières dans toutes , les dernieres seulement dans quelques-unes, comme, par exemple, dans la quatrième, où l’on marque la fin del'onzième heure de la nuit. On pourroit croire que les heures équinoxiales nesont dues qu’à une réduction tardive ; mais la manière dont les Chaldéens ontdéterminé les temps des observations nocturnes, doit avoir été celle d’une divi-sion uniforme du temps.
S’ils connoissoient les heures équinoxiales, pourquoi n’ont-ils pas entière-ment renoncé à se servir des heures temporaires, celles-ci devant êtretoujours réduites en équinoxiales dans le calcul? Je ne répondrai pas à cetteobjection, qu’en supposant qu’il leur iinportoit de présenter leurs observationsdans un langage intelligible aux personnes étrangères à la science ; car, cer-tainement, dans le commerce civil, ils n’employoient, comme les Grecs et lesRomains, que les heures temporaires.
On devine aisément qu’ils désignoient, par le secours des horloges solaires ,le temps de l’immersion dans une éclipse de soleil, si, d’ailleurs , ils ont jamaisobservé un tel phénomène , chose sur laquelle l’histoire se tait. Ces instru-mens propres à mesurer le temps leur étaient sans doute connus. Sans parlerde l’aiguille solaire d’Achaz , dans l’histoire du roi Juif Ezéchias, où quel-ques interprètes veulent voir une horloge solaire venue de Babylone , mais oùd’autres, et peut-être avec raison, ne reconnoissent rien de pareil ( 1 ). Je nem’arrêterai qu’aux pôles et au gnomon que, suivant Hérodote, les Grecs ontempruntés des Babyloniens. Je pense comme Scaliger (i), que le mot pôlea été chez les Grecs , le nom de l’horloge solaire , quoique puisse dire aucontraire le docte Saumaise (5) avec un grand étalage d’érudition. Au passaged’ailleurs corrompu d’Aristophane cité par Scaliger, j’en joindrai un autretiré du Lexiphanes de Lucien, dialogue où il tourne en ridicule les gensqui entremêlent leurs discours, d’expressions surannées (4). « Nous suivronsbientôt, car déjà l’ombre de l’indicateur solaire tombe sur le milieu du pôle. » Etplus tard même, l’usage de 1 ’ fiorologion étant déjà très-répandu et même depuislongtemps , il paroît qu-’uno des diverses espèces d’horloges solaires en usagechez les anciens, portoit le nom de pôle ; car il est parlé dans Pollux, d’unvase rond et creux, dont il est dit qu’il ressembloit au pôle qui montre les
heures (5).
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(i) Martini Abhandl. der sonn. Uhr. (1er ait.
(u) Ad Manil. III. (3) Ad Solia.
(4) Lucian. Op. T. II. Ed. Reilz. (5) Onom. I. VI.
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