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[Première partie.]
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SUR L’ASTRONOMIE DES CIIALDÉENS.

solaire dans les observations qu’ils faisoient de jour, on pourrait présumeraussi qu’ils mesuroient les temps des phénomènes célestes pendant la nuit, parle secours des horloges à eau ( hydrauliques), et delà nait une question quiest de savoir si l’on peut dire qu’ils en ont eu 1 usage ?

(i) Vitruve décrit l’horloge à eau inventée par Ctesibius, mécanicien grec,qui vivoit à Alexandrie sous les rois Philadelphe et Euergète. Elle étoitfabriquée , comme tous les autres ouvrages hydrauliques de cet homme degénie , d’après les principes de la pression de l’air, et ainsi que les ancienneshorloges solaires, elle montroit pendant toute l’année les heures variables enchaque saison.

U paroît qu’avant l’invention de cette machine ingénieuse , on n’avoit pas, dansles temps anciens, d’horloges à eau proprement dites ; car les clepsydresdont on se servoit à Athènes, dès le temps d’Aristophane ( 2 ), et à Rome,dès le troisième consulat de Pompée (5), dans les discussions judiciaires pourmesurer le temps que devoit durer les discours des avocats, n’étoient que desvases dont le fond avoit une ouverture étroite, par où sortait goutte àgoutte une certaine mesure d’eau déterminée. Telle doit avoir été sans doutel’horloge nocturne que Platon construisit, dit-on, en forme de clepsydre ( 2 ),Ces clepsydres ne pouvoient, comme on le voit bien, être d’aucune utilitéaux Chaldéens. Mais nous trouvons encore une troisième sorte d’instrumenthydraulique à mesurer le temps , qu’ils ont probablement employée. Cléomède ( 1 )et Proclus ( 2 ), et particulièrement Pappus (3) , décrivent une méthode inven-tée par les anciens astronomes , pour déterminer le diamètre apparent du soleilpar les hydrologes : c’est l’expression dont ils se servent. A l’instant où son disquese montroit à l’horizon , le jour de l’équinoxe, on ôtait le bouchon qui ferraoitle trou du fond d’un vase qui se conservoit toujours plein d’eau, au moyen decelle que lui rendoit un autre vase en quantité égale à celle qu’il !. aissoit écouler.Pour recevoir cette eau qui sortoit goutte à goutte, on se servoit de deux bassinsdont l’un recevoit l’eau quitomboit depuis le commencement de l’apparition dupremier bord du soleil jusqu’au moment où le disque se montroit tout entier surl’horizon J et l’autre beaucoup plus grand, étoit en ce moment même substituéau premier, pour recevoir l’eau qui tomboit jusqu’au lendemain, à la premièreappparition du soleil. On mesuroit Ou on pesoit ensuite avec soin 1 ’eau contenue

( 1 ) Architect. IX. 9 . ( 2 ) Acharn. v. <5$. Vespr. v. Æschin. C. Ctesiph.

(3) On lui attribue l’introduction, parce que l’auteur du dialogue, sur les causes de lacorruption de l’éloquence, dit qu’il imposa comme un frein à l’éloquence.

(4) Atbén. IV. (5) Cyclom. I. u. (G) Hypotyp.

( 7 ) Comm. sur le V e L. de l’Alm.