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dans chacun de ces deux bassins, et l’on faisoit cette proportion : comme touteleur quantité d’eau ensemble , est à celle qui est contenue dans îe petit bassin ,ainsi les 36o degrés de la sphère céleste , sont à la grandeur cherchée dudiamètre solaire.
Ptolémée (i) rejette cette méthode comme peu exacte, et véritablement ellel’est très-peu j surtout dans la sphère oblique. Mais il paroît néanmoins quela manière de mesurer le temps, qui est le fond de cette méthode, a été d’ungrand usage chez les astronomes de l’antiquité. Tliéon (a) parle en plus d’unendroit de son commentaire sur l’Almageste , des hydries , nom qu’il donne kcette sorte d’appareils , qui servoient à mesurer la durée du temps pendant lequelon pouvoir toujours voir les fixes , la longueur des jours et des heures auxéquinoxes , et les temps des éclipses de lune. Il est aisé de deviner commenton opéroit en chaque cas. Par exemple, dans une éclipse de lune , il ne s’agis»soit que de déterminer, par cette proportion , les quantités d’eau écoulées dansl’un des deux intervalles compris entre le coucher du soleil au soir précédent,et le commencement de l’éclipse, entre ce commencement et le coucher dusoleil au soir suivant, en heures équinoxiales, et en leurs parties , qui seréduisoient ensuite sans difficulté en heures avant ou après minuit, commenous les trouvons ordinairement marquées dans les anciennes observations.
Cette méthode de division du temps par la chute de l’eau est certainementtrès-ancienne. Les Grecs et les Romains disoient que l’invention en étoit venuede l’Orient. La notice qu’on en trouve dans Sextus Ernpiricus (3) et dansMacrobe (4) .» prouve que les Chaldéens et les Egyptiens l’ont employée pourla première division qu’ils ont faite de l’écliptique. Nous accorderons doncsans peine qu’il est possible, et même vraisemblable, qu’elle ait servi égale-ment aux astronomes de Babylone dans leurs observations d’éclipses de lune (5).
Mais comme elle paroît être trop peu sûre, pour avoir pu donner lestemps des observations conservées par Ptolémée, avec le degré d’exactitudeque nous reconnoissons, non sans surprise, dans quelques-unes, nous sommesforcés de supposer que cette méthode n’a pas été employée par les Chaldéens,sans une vérification que le ciel seul pouvoit garantir. Cette vérification con-sistoit en ce que, pendant qu’un observateur reinarquoit attentivement le com-mencement de l’immersion dans l’ombre, un autre devoit chercher à déterminerle temps par la position des étoiles relativement à l’horizon ou au méridien,
(i) L’Àlmageste, L. Y. c. i 4 > parle des hydromctres , et Sextus Ernpiricus fait mention desiiâpuvv adv. aslrol.
(a) L. I, II, IY , aù l’on voit e? vâpio u ùpoay.oniou , au lieu de quoi il faut lire : ùpovxojrov,
(3) L. C. c. ai. (4) Somn. Scip. I. (5) I r0 . conclusion.