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[Première partie.]
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!8 o MÉMOIRE

de huit années qui contint 5847 jours, et qui s’accorda bien avec la lune, maisnon avec le soleil. Pour éviter cet inconvénient encore, et pour lui couper courtà l’avenir, on intercala de nouveau après dix retours de la période de seize ans,un mois de 3o jours , et l’on obtint ainsi une période de 160 ans, dans laquellel’année solaire fut évaluée à 365 \ jours , et le mois lunaire à 29 jours 12 heures43 minutes 18 secondes , ce dernier n’ayant ainsi que | de minute de moins quela durée moyenne du mois synodique. Nous savons aussi que ce furent princi-palement Cléostrate , Harpalus, Eudoxe et Eratosthêne, qui s’occupèrent del’institution et du perfectionnement de l’octaëtéride. Mais, comme je l’ai déjàdit, nous ne connoissons ni l’année de la première octaëtéride, ni les points précisdans la succession des temps , de ses degrés d’amélioration, et nous nous voyonspar conséquent hors d’état de rapporter exactement au calendrier julien qui estnotre régulateur universel du temps, une seule des dates attiques liées à cettepériode de huit années.

Cela est vrai surtout pour les temps qui ont précédé la première année de la 87 eolympiade, c’est-à-dire, la première année du premier cycle de dix-neuf ans,qui est l’enrxéadécaëtéride de Méton , si même cela n’est pas également vrai destemps qui ont suivi cette année , car les savans auxquels nous devons les re-cherches les plus profondes sur cet objet, tels que les Scaliger , les Fétau , lesDodwell et les Corsini, ne sont pas d’accord sur ce point. 11 s’agit en effet desavoir si ce cycle a été mis en usage dès cette année, et s’il a jamais été employépar les Athéniens pour la division du temps civil? Scaliger le nie conséquemmentà sa supposition de la nature des mois attiques. Pétau le nie également quoiqued’après de meilleures raisons; Dodwell et Corsini, au contraire, ne font aucunedifficulté de l’affirmer sans aucune restriction ; il devient donc nécessaire d’entrerdans quelques explications sur cette matière.

Pétau (D. t. n. 10.) lisant dans Géminus que les mois civils des Grecsétoient alternativement comptés pleins et caves, ce qui, à son avis, ne de voitpas avoir lieu dans le cycle de Méton , croit pouvoir avancer que l’ennéadécaëté-ride des Athéniens n’étoit employée que comme une règle pour redresser l’octaë»téride dont ils se servirent jusques dans les derniers temps pour mettre de l’ordredans leur supputation du temps, toutes les fois que celle-ci s’en écartoit ; et il assureque le calendrier de Méton peut avoir été ainsi mis en usage, même sans le cycleauquel il est lié. Je partageai d’abord cette opinion dans mes premières recherchessurle comput des Grecs (1). Mais après l’avoir mise à l’épreuve, je l’ai trouvée sujetteà trop de difficultés pour m’y obstiner, car indépendamment de ce que le ciel offroitaux Athéniens un moyen aussi bon et même meilleur que le cycle de Méton , de

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(1) Recherches sur les observations astronomiques îles anciens.