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[Première partie.]
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x8a MÉMOIRE

et de 3 o jours , ce qui faisoit 5 ç jours pour deux mois ; mais cette interprétationn’explique guères bien ces paroles de Géxninus. Je pense, pour moi, qu’ellesont rapport aux mois vulgaires des Grecs , surtout des Athéniens, sans que jeveuille pourtant soutenir la conséquence que Pétau en tire. Comme l’auteur avoità donner à ses lecteurs une idée des mois populaires des Grecs, différens desmois astronomiques, il pouvoit parfaitement s’exprimer comme il l’a fait, mêmeau temps où l’ennéadécaëtéride étoit d’un usage universel dans toute la Grèce ;car suivant la règle, les mois y étoient aussi alternativement pleins et caves.Ce n’étoit qu’après sept ou huit alternatives consécutives qu’arrivoient une fois lesdeux mois pleins immédiatement l’un après l’autre. Or, ces alternatives ne furent-elles jamais interrompues dans l’octaëtéride ?Le mois intercalé étoit toujours de 3 ojoprs , comme Géminus le dit expressément, devoit - il toujours précéder outoujours suivre un mois plein ? Le présent du verbe dont Géminus se sert, etsur lequel Pétau insiste, ne me paroît pas bien décisif dans cette phrase : ôQsvxoiXov xai 7iL5py]p5 vaizapx pépoç, ayovoiv...y{vovtou oizt'v zü> eviccuzû ic^ypeiç xat é'£ xotXoï. Car,outre que cette période de 70 ans pouvoit être encore en usage chez la plupartdes peuples de la Grèce, avant notre ère, après laquelle il est probable queGéminus écrivoit, il parle aussi de la période de dix-neuf ans au présent. Si 1 ondevoit ici s’arrêter au temps des verbes, pourquoi ne releveroit-on pas le passageoù il dit : zoüzo yàp v <pv<n$ èizl zùv <pxivoy.éva>v èiuiïéyezxi ztpôq zôv znç asXvvY); lôyov , otzsç èvzf, oKzaeznpiSi ow. sw,v ? Mais pour ne pas m’appesantir davantage sur cette circons-tance assez étrangère à la question, quoi de plus propre à nous déterminer surl’usage du cycle de 19 ans, que la manière dont il passe à cette période ? «Ainsidonc, dit-il, comme la période de huit ans étoit fautive dans toutes ses parties,les astronomes Euctémon, Philippe et Callippe , en ont établi une autre qui estcelle de dix-neuf années ». Je ferai ici une remarque qui ne sera rien moins quedéplacée, c’est que le nom de Méton, de celui qui, suivant toutes les autresrelations, fut l’auteur de cette période ennéadécaëtéride, est omis dans le textegrec.

On voit donc que les raisons apportées en faveur de l’usage du cycle de Méton,l’emportent de beaucoup sur celles qu’on allègue pour prouver le contraire, ouplutôt, que ces dernières ne peuvent pas soutenir un examen ûu peu approfondi.Le passage suivant de Columelle, auquel ceux qui m’ont précédé dans cettematière , n’ont fait aucune attention, achèvera d’en convaincre : Nec me faUitïiijjparchi ratio , quae docet solstitia et aequinoctia non octavis sed primispartibus signorum confici, verhm in hac ruris disciplina sequor nunc Eudoxi etMetonis antiquorumque fastos aslrologorum qui sunt aptati publicis sacrificiis.Si donc on se servoit du calendrier de Méton pour la célébration des fêtes et pourles sacrifices publics, solennités qui à Athènes étoient attachées à de certains