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Ils s’accordent avec Scaliger etPétau, en ce que l’année archontique commen-çoit originairement avec gamélion vers le solstice d’été , en se fondant surtout surla position du mois intercalé , car c’étoit le mois possidéon qui précédant gamé-lion y étoit doublé pour devenir lui-même ce mois intercale, des les premierstemps comme dans les derniers j car on trouve dans Ptolémée (x) , une éclipséde lune observée dans le mois ilosziiïîùv itpôxepoç, 3 e année de la 99 e olympiade ;et dans une inscription publiée par Spon (3 ), et qui est du temps des empereurs «on voit dans la série des mois attiques Ttoaeiiïsov « et -Koaei^tàv S. Or , il est, disent-ils,très-vraisemblable que l’on a placé originairement le mois intercalé à la fin et nonau milieu de l’année. Car Thucydide marque le temps de l’attaque des Thé bainscontre Plalée, par laquelle commença la guerre du Péloponnèse , entr’autresindications par sa coïncidence avec le commencement du printemps , deux moisaprès que l’Archonte Pythodore fut sorti de charge, 71 vôoiïcûpov hi Soa pjvaç ipxovzoçàSrivaioiç <zp.a. tpi àp-^op-évâ. Or Pythodore étoit archonte éponyme dans la premièreannée de la 87 e olympiade. A la vérité il ne s’ensuit pas que le commencementde l’année ait dû changer d’époque pendant qu’il étoit en fonction , et il faudroitpour l’affirmer, en avoir un témoignage formel. Dodwell et Corsini le trouventbien dans Festus Avienus, où on lit avant les vers déjà cités de lui ;
Nam qui soient hiberna novem putat œthere volvi ,
Ut lance spatium redeat, vêtus Ilarpalus, ipsamOciùs in sedes momenlaque prisca reducit y
Et après, ceux-ci :
Sed primœva Melon exordia sumpsit ab anno , ,
Torreret rutilo cum phœbus sidéré cancrum :
et ils prétendent que le mot hiberna , et la particule adversative sed, décidentla question. Mais, outre que le mot hiberna, peut 11’être ici que synonyme dumot anni, comme les poètes substituent souvent à celui-ci le mot hyemcs, je nevois pas que leur opinion soit aussi bien fondée qu’elle leur paroît, car si le com-
(1) Àlm. L. IV. p. 378. INI. Idelcr dit dans une note sur les mots pivot Troffenîeüvoç roü «por/pou( car Ptolémée n’a pas dit Tios'st'îswv nporépoç , mais pîvôç izoaeiiïeüvoç toû Tcporspov , c’est-à-dire , dans lemois posidéou, le meme eu nom, que le premier des deux mois susdits. Ptolémée, en cetendroit, rapporte trois éclipses de lune ; la première, arrivée au mois posidéon , la seconde en sciro-pliorion , et la troisième au mois posidéon , comme la première de ccs trois éclipses. M. ldeler ajouteque j’ai mal traduit eu rendant les quatre mots grecs de Ptolémée , par le premier jour du mois posi-deon. U est vrai que les mots jour du mois sont ici de trop , et qu’il laul lire : le premier posidéon.■yoyez-eu les raisons et les preuves dans mou troisième volume , p. 33 de la dissertation sur les moisanciens. 11.
{•J.) Gionov. llics. ant. gr. IV. Corsini, t. a. Xf.