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[Première partie.]
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SUR LE CYCLE DE MÉTON. i 85

nxencement de l’année archontique a été transporté de gamélion à hécatombæon ,pendant la magistrature de Pythodore, il laut que son prédécesseur n’ait été encharge que6mois, ou qu’il y ait été 18 mois entiers. Dodwell tient pour 6 mois,et Corsini pour 18 (i). Mais je suis toujours en peine de m’expliquer commentil se fait que les historiens grecs, tels que Diodore , par exemple, qui fait marcherparallèlement les années arcliontiques et les années des olympiades avant,comme après la première de l’olympiade 87 e , n’ont pas dû remarquer en cetteannée ou dans la précédente, l’allongement ou le raccourcissement si remar-quable pourtant de l’année archontique. C’est ce qui me fait croire que lechangement arrivé dans l’époque du commencement de l’année , date d’un tempsbeaucoup plus ancien, où on écrivoit peu et où l’influence d’Athènes sur lesautres états de la Grèce, étoit encore peu considérable. „

Je ne voudrais donc pas conclure de cette circonstance, l’introduction de l’en-néadécaëtéride, dans la première année de la 87 e olympiade. Je la regardenéanmoins comme s’étant faite en cette année, d’après la manière surtout dontDiodore s’exprime. Car si l’année de cette introduction eut été postérieure à celleoù ce changement s’est opéré, il n’auroit certainement pas manqué d’en fairemention (2). Quoiqu'il en soit, la restitution du cycle de Méton à sa premièreannee, a du etre 1 objet des vœux des personnes curieuses de recherches histo-riques j nous ne manquons pas d’essais à cet égard , mais les notices sur lesquellesils sont fondés , sont bien sèches et bien sujettes à l’arbitraire dans la manière deles interpréter. Il n’est donc pas étonnant que Scaliger, Pétau et Dodwell ( carCorsini se range de l’avis de ce dernier ), aboutissent à des résultats si différens.S’il m’est permis de m’ouvrir une nouvelle route après ceux qui m’ont précédédans cette carrière, l’importance de l’objet sera le motif qui m’y décidera.

Méton profita de l’observation qu’il avoit faite lui-même, ou qu’il avoit em-pruntée de l’orient, que la lune retourne 235 fois au soleil en 19 années tropiques,

(1) Exemple frappant et non rare du peu d’accord et de l’incertitude qui règne dans toutesles discussions chronologiques. IJ.

(2) M. Bceckh , a qui j’ai communiqué ce Mémoire avant de le livrer à l’impression, m’a faitla remarque qui suit : « Quoique je ne puisse prouver par aucun moyen l’amitié qui existoit entrePériclès et Méton , je la liens cependant pour certaine. Périclès aimoit la littérature et l’instruction,et surtout la counoissance de la nature. Ses rapports avec Anaxagore ne laissent aucun lieu dedouter qu’il n’ait recherché Méton. 11 etoit meme tres-instruit en astronomie, comme le prouvesa vie écrite par Plutarque. Ce fut pendant ce commerce mutuel d’amitié, que fut introduit lecycle de Méton dans la première année de la 87 e olympiade , époque où l’influence et l’autorité dePériclès étoit à son plus haut période, et cela est d’autant plus croyable, que Méton lui-mêmen’e'ioit pas sans considération dans l’état politique de sa patrie, car elle lui avoit confié un com-mandement daus l’expédition de Sicile. Plut. nie. i3. »

2. P. 2 Â