SUR L’ÈRE PERSIQUE. 209
de l’an 346, où Ebn-Junis a observé une éclipse de soleil, se réduit suivantcette méthode, de La manière suivante, à une date julienne et grégorienne :
345 + 365 = 12592,5
Jours jusqu’à ader. 245
Jours d’ader. 22
Nombre absolu. 23o639
Somme. 356831, qui divisée par 1461 , nombre des jours d’une
période julienne bisextile de quatre années , donne pour quotient 244 > et pourreste 347. Le quotient multiplié par 4 donne au produit 976 années juliennes j
on a donc 976 années écoulées , et 347 jours de la 977 e , qui se terminent au i3
décembre 977, jour où effectivement il s’est fait une éclipse de soleil. M. Caussin.a mis dans sa traduction d’JEbn-Junis, qu’elle arriva le 12 décembre, en quoi il aété induit en erreur par une fausse date arabe sur-ajoutée. U est évident qu’il fautlire le 29 rebi-elachir de l’an 347 de l’hégyre, au lieu du 28, comme le fait voirle jour de la semaine qui y est marqué, et qui doit avoir été un jeudi ; car l’époquede l’ère persique est un mardi, il ne faut donc que diviser par 7 le nombre des joursécoulés depuis. Aux restes 1 .2. 3. 4-5. 6.0, appartiennent les fériés
3 . 4 • 5 . 6 . 7 . 1 .2.
ou o* . ? . TF . £ . Tj . O .
or, le nombre 126193 divisé par 7, laisse 3 pour reste, c’est donc un jeudique se lit cette éclipse. v
Si l’on veut réciproquement convertir une date prise dans l’ère chrétienne,en une date équivalente dans l’ère persique, on n’aura qu’à retrancher de lasomme des jours de la première, le nombre 230689, et compter le reste enannées et en jours de la dernière.
Une autre question à résoudre encore ici, c’est l’instant du jour où com-mence le jour civil chez les Persans. Dans leur langue, le mot schebânrûsrépond au nychthémére des Grecs. Mais où le commencent-ils f C’est vraisem-blablement au lever du soleil. Je ne peux pas en fournir de preuve positive ,mais Alfergani dit que les Syriens et autres peuples qui ne règlent pas leur tempssur les phases de la lune, comme font les Mahométans, comptent le jour civild’un lever du soleil au suivant; et puisque les astronomes de l’Orient, tels qu’üù/z-Junis , font concourir les dates persiques avec les dates syriaques et égyptiennes ,il n'y a aucun doute que les anciens Perses n’aient commencé leur jour civil,comme Pline (1) l’assure des Babyloniens leurs voisins, inter duos solis exortus.Dans leurs calculs, au reste, les astronomes Orientaux, comme les Occidentaux,
(1) Iiist. Nat. h. s. 79.
2. P.
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