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SUR L’ÉRE PERSIQUE.réputation de l'un des hommes les plus distingués de l’Orient, réputation qu’ilpartage avec son visir Nidam-Elmulk, aujourd hui encore célébré par les poèteset les louanges du peuple (i).
L’ère appellée de son nom Tariclii JDschelali, ou Meliki, ou Sultâni, nese trouve, je crois, exprimée d’une manière bien claire, dans aucun desécrivains orientaux. On ignore presqu entièrement les circonstances de son intro-duction et de son usage. Ou n en connoxt assez positivement que la partie tech-nique , au moyen de deux fragments de Kotb-Eddin et de Schah - choldgi,donnés par Golius et Iiyde , comparés au passage qui en parle dans le cinquièmechapitre des Epochae d’Ulug-Beig ; voici ce qu’on y trouve de plus important :
« Huit astronomes, entre lesquels Omar-Cheijan est aussi connu comme poète ,se réunirent avec l’agrément et la participation immédiate du sultan Dschelal~Eddin Melek-Schah , pour l’établissement d’une nouvelle ère et d’une nouvellesupputation du temps. Ils choisirent pour son époque le 10 ramadan 471 del’hégyre, c’est-à-dire, le i5 ader 1390 de l’ëre des séleucides, ou 19 ferwer-dinmâh 44^ depuis Jesdegird, un jeudi, qui fut le i5 mars 1979, depuis le Christ,le jour de l’entrée du soleil dans le bélier , en supposant comme ils le font, quele neurûs doit toujours être le jour de l’équinoxe du printemps. Les années sontpar conséquent de véritables années solaires ; les mois dévoient être aussi de véri-tables mois solaires dans leur première détermination, puisqu’on vouloit compterl’entrée du soleil en chaque signe, et par conséquent la durée de chaque mois,astronomiquement. Mais on trouva plus commode pour la confection du calen-drier, de prendre les mois cycliquement, en donnant à chacun 3o jours, et enleur en ajoutant cinq à la fin des douze mois. Ainsi la forme des mois s’accordaavec celle des anciens mois persiques. On conserva même les noms de ceux-ci ion y ajouta seulement pour les distinguer, les mots kadîm , vieux , et dschelâlicomme dans ferwerdin mâhi dschelâli. De quatre en quatre ans on compte sixjours complémentaires. Mais comme l’excédent de l’année solaire sur 365 jours,ne fait pas juste un quart de jour, on fait tomber l’intercalation une fois sur lacinquième année, après qu’elle est tombée plusieurs fois de suite sur la qua-trième. »
A l’occasion de cette notice , on pourrait demander : i°. Qu’est-ce qui a donnélieu à faire de l’année 1079 de notre ère, 7 e du règne de Melek-Schah , l’époqued’une ère de son nom ? 3°. De quelle manière a-t-on déterminé le commencementde l’année , est-ce par une méthode fixe d intercalation , ou par un calcul renou-velé chaque fois des équinoxes du printemps ? 6°. Quel est l’usage qu’on a faitde toute cette ère ?
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(1) D’Heibelot, Malek-Schah.
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