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[Première partie.]
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3 16 MÉMOIRE

erreur d’un jour, on l’éprouve par la férié donnée. Or, l’époque de l’ère est unvendredi, si donc on divise la somme des jours par 7 , on a

pour les restes . 1 • 2 . 3 . 4 • 5 . 6 . o

les fériés. 6 ■ 7 • 1 • 2 . 3 . 4 • 5

ou . $. b • O • I • cr". • Tf •

Si la férié trouvée s’écarte d’un jour, de celle qui est donnée, on corrigerad’abord la somme des jours , avant de pousser le calcul plus loin. Nous allonsen donner un exemple : A quel jour de notre ère répond, le 1 ferwerdimâhidschélali de l’an 609, qui fut un vendredi?

Suivant la table, .600 ans = 219145,521 jours.

8 . . . = 2921,940.

La fraction décimale étant prise pour un jour entier , plus un jour pour celuioù commença l’an 609, on a 222069 jours, somme qui, par l’épreuve , se trouvejuste; ajoutant 393812 jours pour l’intervalle des époques, nous avons entotal 61 588 1 jours à porter dans notre ère, où ils se terminent au xi mars vieuxstyle, ou 21 nouveau style de l’an 1687.

Enfin, quant à l’usage qu’on a fait de l’ère dscliélaléenne, nous n’en savonsrien de bien certain ; mais je ne doute pas, quoique je ne puisse pas en donnerde preuve expresse , qu’on ne l’ait employée pendant la domination des sultansSeljoucides, dans la consignation des affaires d’état, et autres dépendantes dessaisons de l’année solaire, concurremment avec l’ère arabique (1). Dans lesfréquentes convulsions politiques qui ont bouleversé la Perse, cette ère a dûcesser bientôt de servir à dater les transactions publiques, mais le neurus ayanttoujours continué d’y être célébré, elle n’a jamais pu s’éteindre entièrement dansla nation , surtout avec le besoin qui devoit se faire vivement sentir, de se réglersur le soleil, dans l’usage dps moi» arabes qui parcouroient toutes les saisonsde l’année. En effet, nous la rencontrons , sinon dans les historiens, au moinsclans les poètes et autres écrivains nationaux. Quand, par exemple, Sadi, dansson Gulistan , veut réveiller en peu de mots dans l’esprit de ses lecteurs, l’idéede la plus belle saison de l’année , il dit : (2) « Cétoit le commencement d’Ard -

(1) C’esl ce que fait présumer Hadschi Kalfa, quand, dans l’Introduction de ses Tables chronologiques,où il traite brièvement des différentes ères et entr’autres de l’ère dschélaléenne , il s’exprime ainsi :« Huit des hommes les plus distingués dans leur temps, et parmi eux Omar Chcijam et Abdar-rahrnam Chatim , représentèrent au sultan Dscliélaleddin-Melek-Schah, que si l’on vouloit re-noncer à la désuétude du jour intercalaire dans l’ere persique, et y substituer 1 intercalation grecque( julienne ), ce seroit un grand avantage pour le recouvrement des impôts, et pour le trésor public ».H. V- Diez-'Denk'würd , v. Asien.

(2) Préface de l’Edition de Londres, p. i 3 , et p. 32 , de celle de Gentîus. La notice que çetéditeur a donnée p. 547 , de l’année dschélaléenne , contient des choses très-iuexactes,