Band 
[Première partie.]
Seite
217
JPEG-Download
 

SUR L’ÈRE PERSIQUE. a 17

beheschtmâhi dschelâli ». Il se publie aussi en Orient, des calendriers per-pétuels qui contiennent les mois solaires dschélaléens et syriens avec les moislunaires des arabes, et qui montrent en quel rapport sont aux saisons ces der-niers , par lesquels on date ordinairement dans la vie commune.

C’est un de ces calendriers , que Mat. Fr. Beck a publié (1) et éclairci sous letitre : Epkemeridespersarum per totum annum juxta epochas celebriores orieniisAlexandream , Chrisli , 'Diocletiani , hegirae , Jesdegirdicam et Gelalaeamunà cum modbus seplent planetarum etc. On y voit les mois dsclrélaléens,syriens, arabes, jesdegirdiques, et coptes, comparés les uns aux autres, maisde manière que les premiers y jouent le principal rôle ; car c’est proprementun calendrier dsclrélaléen complet pour la 609 e année de l’ère , depuis le 11mars, vieux style, 1687, jusqu’au même jour de l’année suivante 1688. L’auteurne s’est pas absolument astreint aux principes chronologiques généralementsuivis par les astronomes orientaux. Il a placé avec raison le neurus ou 1 fer-werdinmâh au 11 adar ou mars, parce que le midi de ce jour étoit le premieraprès l’entrée du soleil dans le bélier. Mais le 11 adar est parallèle au 7 dsche-mâdi eleuwel de l’an 1098 de l’égyre, quoique ce fut, suivant la théorie cy-clique , le 8 qui lui répondoit. Tout se remet au pair au 1 muharrem , parceque cette année, li 18 e du cycle arabe intercalaire, est rendue commune. Ondonne six jours complémentaires au lieu de cinq à la 609 e année dschélaléenne,ce qui rejette au deuxième mardi après l’équinoxe du printemps le commen-cement de la 610 e .

Grævius donne aussi dans ses tables citées plus haut, des ères orientales, lesannées dsohélaléermes dans une colonne suscrite : anni epochae gelalaeae sofaresab cequinoctio uerno sive a mcridie proxime sequenti ingressutn solis iti arie-tern in horizonte chowaresmiorum. Ces derniers mots sont erronés; il avoit en-tendu parler du neurusi chowaresmscha/ii , qu’il a pris pour le neurusi sultani.L’autre neurus a commencé dix-huit à dix-neuf'jours après celui-ci. Hyde ditqu’il a sous les yeux un calendrier dressé h Constantinople, où au 19 ferwer-dinrtiâhi dschelâli neurusi, on a marqué neurusi chowaresmschahi. Dans lecalendrier de Beck, ces deux mots se lisent à côté du 18. Ce neurus est d’uneobscurité profonde. Il a pris son nom d’un des Sultans de la dynastie de Cho-wâresin ou Châresm ; c’est une province nommée par les Grecs x^pa-rpiy), situéeà l’orient de la mer Caspienne , sur les deux cotes de 1 Oxus. Elle avoit sesprinces indépendants, qui y régnèrent pendant le 12 e siecle et la moitié du r3*.Ils portèrent presque tous le titre de Chowaresmschab. Ce neurus tire son nomde Dschelal-Eddin Mankberni, le dernier de^tous, a ce que j’apprends par

(1) Aug. Yind. 1696. fol.

2. P.

28