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d’Herbelot, qui ne cite pas son autorité, au mot gélali, dans sa BibliothèqueOrientale. J’ignore quelle a été l’occasion de cette nouvelle introduction, et sielle étoit liée à quelqu’ère particulière.
Pour rassembler ici en peu de mots ce qui a été dit jusqu’à présent de l’èrepersique, nous trouvons dans la Perse, outre l’année lunaire des arabes, queles Persans ont de commun avec tous les Mahométans, une année solaire dedeux sortes, l’une vague, qui parcouroit toutes les saisons, l’autre fixe, dontlecommencement étoit toujours attaché à l’équinoxe du printemps. L’année fixefut formée de l’année vague, à laquelle elle s’accordoit pour tout le reste, aumoyen d’une intercalation pareille au bisexte Julien, dans le 11 e siècle de J. C.Nous trouvons l’année vague en usage chez les astronomes Orientaux, dès leneuvième siècle ; il est impossible que ce soit eux qui l’aient formée. Lesnoms propres de ces mois et des jours de ces mois, et l’ére particulière sous lenom d’un Sassanide, à laquelle elle est liée, suffisent, sans autre preuve d’uneexistence antérieure, pour montrer qu’elle vient des temps qui ont précédél’introduction de l’islamisme, et où elle doit avoir été une année civile.
Il semble qu’on pourroit conclure du passage de Quinte-Curce, cité au com-mencement de ce mémoire, que cette année étoit déjà en usage sous le règned’Alexandre. Mais quand les anciens Perses n’auroient pas eu une année de 365jours, mais une autre qu’ils auraient rendue fixe par quelqu’intercalation ,le nombre des jeunes gens qui suivoient les mages dans l’armée de Darius,n'aurait pas plus changé pour cela , que les expressions de l’historien ne seroientdifférentes de ce qu’elles sont.
En effet, la tradition s’est conservée parmi les Persans sectateurs de Mahomet,que leurs ancêtres, dans des temps où ils professoient la religion de Zoroastre ,ont eu une année solaire fixe d’une torme particulière. Les Perses payens, dit
Nidam-Eddin dans Golius ( 1 ), évitoient d’après des principes de religion,d’intercaler un seul jour. Mesudi en donne la raison , ils distinguoient les joursen heureux et malheureux, et ils craignoient de mettre par une intercalation lesuns à la place des autres; et selon Kotbeddin et tout ce que nous savons parAnquetil, de la religion des Perses, chaque jour étoit sous la protection d’un génieparticulier qu’on y honorait, ensorte qu’on aurait cru renverser toute l’économiede la loi, si l’on en eût dérangé un jour par quelqu’intercalation. Il falloit pour-tant rendre l’année fixe, parce que la plupart* des fêtes étoient attachées à de cer-taines saisons ; comment s’y prit-on ? C’est ce que nous apprennent dans Hydeces auteurs et Schahcholdshi. <c L’année, disent-ils, étoit telle que nous la trou-
(i) P. 27. F. Ou se lisent les endroits cités ici de Mesudi et de Kotbeddin qu’il nomme Philo-sophus Schirasita.