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[Première partie.]
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SUR L’ÈRE PERSIQUE. a i 9

vons usitée chez les astronomes orientaux ; c’étoit une année solaire vague de 365jours, dont le commencement anticipoit d’un jour à chaque quatrième année,c’est pourquoi, tous les 120 ans on inséroit un mois de 3 o jours, qui ramenoit

toujours le neurus au même jour de l’armée julienne, duquel elle étoit partie

originairement; et parce moyen, 120 années persxques égaloient en durée lemême nombre d’années juliennes. Le mois intercalaire avançoit chaque fois d’unmois , ensorte que d’abord on l’insere entre le premier et le second , 120 ans aprèsentre le second et le troisième , et ainsi de suite, en lui donnant toujours le nomdu mois qu’il suivoit ; il parcouroit par conséquent en 12 fois 120 , c’est-à-dire ,en 144° ans > toute l’année persique, les jours complémentaires étoient toujoursattachés au mois intercalé; et dans les années communes ils suivoient le moisdont le dernier mois intercalé avoit pris le nom.

Cette méthode d’intercalation se maintint, comme l’assurent ces auteurs,jusqu’à la fin de la domination des Sassanides. Quand Jesdegird , le dernier detous, monta suc.le trône, on en étoit pour l’intercalation à abanmâh, auqueldepuis lors les jours complémentaires demeurèrent attachés , car la supputationdes temps cessa bientôt après d’être civile, et personne ne songea plus à desintercalations, que d’ailleurs les astronomes peuvent avoir négligées, alin defaire accorder l’année persique avec celle de Ptoléinée usitée en Egypte.

Ainsi, d’après cet exposé, avant Jesdegird, la Perse avoit deux sortes depériodes intercalaires : une petite de 120, et une grande de 1440 ans. Cette dernièreest nommée par Kotbeddin , Dewr el-Kebs , cycle intercalaire. Scaliger luidonne le nom persan de Sali chodajt , année divine, expression que cependantHyde soutient n’avoir trouvée dans aucun livre oriental. Suivant le FerhengiDschihanghiri de Fachr-Eddiri , le mois intercalaire étoit nommé bihterek , Lemeilleur ; ou croyoit qu’il portoic bonheur et gloire au Roi sous le règne duquelil tout boit.

■Abanmâh est le huitième mois persique, si donc le mois intercalaire a par-couru l’année persique en commençant par le premier mois, et en continuantsuivant le principe rapporté ci-dessus, il y avoit , quand il fut avancé jusqu’àabanmâh , huit fois 120 ou 960 ans déjà écoulés depuis le commencement dugrand cycle intercalaire , comme Kotb-Eddin le remarque expressément. Si l’onadmet que la huitième petite période finissoit précisément à l’avénernent deJesdegird au trône l’an 652 de notre ere, la grande période aura commencédans la 329 e avant l’êre chrétienne, au temps ou Alexandre, apres la mort deDarius , et le supplice de Bessus son meurtrier, devint paisible possesseur de laPerse. C’est ce qui porte Fréret, dans son mémoire sur 1 ancienne année des

(1) Entend. Temp. L. m.

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