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[Première partie.]
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Perses, à regarder cette année initielle du cycle , comme l’époque précise durègne légitime et reconnu d’Alexandre sur la Perse. ( Acad, des Inscr. T. xvi. ).

Mais je ne fais pas le moindre cas de cette opinion , car outre qu’on ne peutavec certitude rien conclure autre chose des paroles de Kotb-Eddin et de Schah-Choldschi, sinon que le mois intercalaire étoit avancé jusqu’à abanmâh, alorsque l’ère persique cessa d’être employée dans l’usage civil, sans avoir mêmeatteint ce (t) terme précisément à l’avénement de Jesdegird , quel fond peut-onfaire sur le témoignage des écrivains de nos xiv e et xv e siècles , dans des questionsoù il s’agit de temps aussi éloignés, dont il ne leur est resté qu’une traditiontrès-obscure ?

Fréret pousse ses conclusions plus loin encore. Kotheddin et d’autres font leRoi Dschemschid, auteur de la forme persique de l’année, ce qui signifie seu-lement qu’elle est très-ancienne, car le fabuleux Dschemschid est pour lesPerses un Numa-Pompilius. Fréret en prend occasion de faire monter d’unepériode entière de 144° ans encore, l’introduction de l’intercalation persique , et dela placer à l’an 1769 avant Jésus-Christ. Il ne sent pas combien il est invraisem-blale qu’à une époque aussi éloignée, l’année julienne qui est la base essentiellede cette période intercalaire, ait été connue, et qu’une seule forme d’année avecune méthode constante d’intercalation, se soit maintenue pendant trois mille ans,et ait traversé sans variation et sans interruption dans son usage, les nombreusesrévolutions que la Perse a essuyées.

L’ancienne année persique, telle que la représentent Kotbeddin et Schah-Choldschi, offre des difficultés insurmontables. L’époque de l’ère de Jesdegirdtombe en juin, si donc ferwerdin étoit le premier mois de l’année persique fixe,devenue vague depuis Jesdegird seulement; le neurus arrivait en été. Mais toutnous persuade que ce n’est pas seulement clepuîo Dooheltdedclin , mais dès les tempsplus anciens et bien antérieurs , que la fête du nouvel an a élé célébrée en Perseà l’équinoxe du printemps. Je citerai d’abord d’Herbelot, au mot neurus j cetarticle mérite d’autant plus d’attention, qu’il montre la tradition constante dansle levant sur ce point. « Le neurus est chez les Persans, le premier jour del’année, tant dans l’ancien calendrier qui est le jesdigirdique, que dans le gélaléen

( 1 ) M. Ideler dit qu’il en laisse le jugement aux savans qui entendent également les languesarabe et persane : voici ce que dit Kolbeddin : « Quand l’ère se renouvela avec Jesdegird Ben-Scherijar Ben-Rcsra, le mois intercalaire étoit parvenu à abanmâh, de sorte qu’il s’éloit déjàécoulé g6o ans de la période intercalaire »... Et Scliah-Choldschi : « Au temps ou 1 empire étoitéchu a Jesdegird Ben-Sclicrijar Beti-Kesra, dernier Roi de Perse, il se trouvoit que c etoit le tourd’abanmâh d’avoir l’intercalation ». Ce qui est plus décisif, mais ne précise pourtant pas si Jesdegirdparvint au trône l’année juste de l’iutercalation, sur quoi repose toute la force de la déductionde Fréret.