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[Première partie.]
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xx ' DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

d’Ammonius d’Athènes e'toit allé enseigner à Alexandrie, il fut obligé de quitter celteville, à cause de son attachement au paganisme, il voyagea en Perse pour visiter lesastronomes de cette contrée, d’où il retourna à Athènes. L’école d’Alexandrie neproduisit plus d’hommes dont les noms soient venus jusqu’à nous par leurs travauxen astronomie, si ce n’est peut-être ce Jean Philopon dont on a un petit traité del’astrolabe.

Les observations plus exactes des derniers astronomes, leurs instrumens plus parfaits,ont produit des tables qui ont fait oublier celles de tous ces anciens astronomes. Nostables modernes cependant sont les moissons qui ont germé et qui fleurissent sur lechamp fertilisé par cette antique culture. L’astronomie doit à ces premiers essais sonélévation actuelle qui semble ne laisser dorénavant à l’esprit humain, que la peined’appliquer à la navigation, avec les éphémérides des mouvemens célestes que lebureau des longitudes publie chaque année sous le titre de la connoissance des temps,avec les tables lunaires de Burg, et celles de Bouvard pour les planètes, les nouvellestables solaires de l’astronome Delambre, monument impérissable du talent de leurauteur, dans la science à la perfection de laquelle il a tant contribué par ses travaux.

« Ces tables, dit ce grand astronome, sont de Ptolemée, car Théon le dit expressémentdans ce commentaire. Et d’ailleurs Ptolemée a fait pour ces tables manuelles une instruc-tion préliminaire qui prouve qu’il en est l’auteur, et il en parle dans son livre IX.Ces tables sont calculées pour le temps moyen équinoxial. »