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[Première partie.]
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années que Plutarque confirme, quand il commença de régner. On demande mainte-nant si l’époque de son avènement au trône s’accorde avec ces données?

Sainte-Croix cherche à prouver, contre l’opinion courante des chronologistes quisoutiennent que le meurtre de Philippe est de l’an i de la 3 e olympiade, que cet évé-nement s’est passé sous l’archontat de Phrynicus , dans la quatrième année de lano e olympiade, au commencement de l’hiver ; mais, selon moi, ses preuves sont bienfoibles. Il s’appuie d’abord sur le fragment cité plus haut, du canon d’Eratosthène. Sil’on y compte 144 ans depuis l’expédition de Xerxès en Grèce jusqu’à la mort de Phi-lippe, il s’agit de savoir si ce nombre doit être pris du passage de l’Hellespont dans laquatrième année de la 74 e olympiade, ou de la bataille de Salamine dans la premièreannée de la 75 e olympiade. Sainte-Croix se décide pour la première de ces deux manièresde compter, mais non avec une certitude déterminante. Les intervalles suivans abou-tissent aussi à la quatrième année de la no e olympiade. On donne encore pour preuveles trente-cinq années de l’espace de temps écoulé entre la bataille de Leuctres et lamort de Philippe. Cette bataille fut livrée sous l’archonte Phrasiclides, dans ladeuxième année de la 102 e olympiade ; par conséquent, dit Sainte-Croix, Philippe doitavoir été tué dans la quatrième année de la no e olympiade. Je pourrois en conclurequ’Eratosthène a placé la mort de ce roi dans la première année de la 111 e olympiade,car il est clair qu’il veut qu’on entende partout des années pleines, et non des annéescourantes. L’endroit de Denys d’Halicarnasse, dont Sainte-Croix s’autorise, est cor-rompu dans les anciennes éditions dont il se servoit. Suivant la correction du texte parMeursius et Bentley, on lit que les discours contradictoires de Démosthène et d’Eschineont été prononcés dans la huitième année de la bataille de Chéronée , et dans la sixièmedepuis la mort de Philippe , année qui étoit celle de la victoire d’Alexandre à Arbèle.Avant cette correction, çytfoco n’étoit pas à sa place, et eh-m manquoit entièrement. Laleçon actuelle donne pour la mort de Philippe la première année de la 11 I e olympiade,car la bataille de Chéronée est de la troisième année de la no e olympiade, et celled’Arbèle a été livrée la seconde année de la r 12 e olympiade. Cette dernière bataille futdonc livrée dans la huitième année depuis la première. Il y a quelque confusion dansDiodore, pour embrasser, suivant sa coutume, de grandes masses pour la commoditéde scs lecteurs. Il comprend dans le seizième livre tout ce qui a rapport à Philippe,comme dans le dix-septième tout ce qu’il dit d’Alexandre. Il met à la fin du premier deces deux livres, la mort de Philippe à la première année de la 111 e olympiade, et ilcommence le second parla deuxième année de cette même 111 e olympiade, comme siAlexandre n’étoit pas monté au trône immédiatement après la mort de son pere. Uauroit dû porter encore à la première année de cette 111 e olympiade, hi nomination de ceprince au commandement de l’expédition des Grecs contre les Perses, et son expéditionooiitnî les rhraces. Cette nomination doit, selon Arrien, s’être faite des l’avénementd’Alexandre au trône, probablement dans l’automne de cette même année. Il commença