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suivie pour la disposition de cette table, outre qu’elle est déjà très invraisemblablepar elle-même, ne peut se prouver par aucun des princes plus anciens dont nous savonsavec quelque certitude qu’ils sont morts en telle ou telle année, comme je l’ai démontréailleurs.
Ainsi, tant qu’il no sera pas incontestablement démontré que la première partie dela Table des Rois, qui expose les années de ceux qui ont régné à Babylone, en Perse,et celles des rois grecs d’Egypte, a été construite sur un plan différent de celui de ladernière, on n’aura aucune raison suffisante pour transporter la mort d’Alexandredans la seconde moitié de l’an i de la x i4 e olympiade , que de dire que la table fait dela 425 e année de l’ère de Nabonassar, laquelle a commencé au ia novembre 324 avantJésus-Christ, au milieu de cette année olympique , la première du règne de PhilippeAridée son successeur, ou la première de l’ère de Philippe. L’expression des annéesdepuis la mort d’Alexandre , par laquelle cette ère est quelquefois désignée dans l’Al-mageste, n’est pas contraire à ce sentiment. Cette ère ne commence en aucun cas à lamort du roi : la difficulté consiste à savoir si cette mort est d’une demi-année antérieureou postérieure à leur époque. Dès qu’une fois l’usage civil fut d’attribuer l’année de lamort d’un roi à son successeur, l’expression depuis la mort d’Alexandre signifiaseulement depuis le commencement de l’année dont on a fait la première du règne deson successeur.
Il est naturel ici de demander si l’ensemble des actions et des aventures du roipendant la dernière période de sa vie ne présente pas un moment où l’on puisse placerun des faits que nous avons maintenant en vue? Oui, sans doute, et à mon avis il n’enest aucun de peu important.
Arvien place la fin de la guerre contre Porus dans le mois munycliion de l’année ouHégémon étoil archonte, o’est-à-dire, au printems de la deuxième année de lax 1 3 e olympiade, 326 avant la naissance de Jésus-Christ. Si avec les chronologistes,et nommément avec le clairvoyant Sainte-Croix, qui surtout a pris beaucoup depeino pour mettre de l’ordre dans toute la durée de la vie d’Alexandre, nous parlonsde cette époque comme d’un point fixe, nous nous voyons forcés, dès que nousvoulons que ce roi soit mort au commencement de la i x 4 e olympiade, de presser et deserrer tellement les faits , qu’ils perdent toute vraisemblance. On sait qu’Alexandre,après avoir vaincu Porus, marcha aussitôt vers l’indus, et qu’il suivit le cours de ce fleuvejusqu’à sou embouchure. Il fit retourner de là Néarque avec une partie de son arméepar mer, pendant qu’avec l’autre partie il marclioil vers Suse et Babylone, en traversantla Gédrosie et la Caramanie. Sainte-Croix pense que l’hiver où, selon Arrien, il tra-versa la Caramauie, fut celui de l’an 3 de la 112 e olympiade, et que ce prince rentraà Babylone au commencement de l’an 4 de la Ii3 c olympiade. Mais est-il croyableque cette marche au travers de mille combats jusqu’à l’IIypbasis, et de là encore enretournant jusqu’à l’Hydaspe, la prise de tant de villes, la fondation d’un si grand