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nombre d’autres, la construction d’une flotte, sa navigation sur l’Hydaspc, FAkésineet l’Indus jusqu’à l’Océan , la défaite des Malliens et d’autres peuples indiens qu’il ren-contra en chemin, sa grande blessure et sa guérison , les préparatifs de l’expédition deINéarque, et la marche pénible au travers fje la Gédrosie, qu’il mit soixante jours àparcourir jusqu’à la capitale de ce pays, que tout cela ait pu se passer, comme le ditSainte-Croix, dans le court espace de temps qui s’est écoulé du mois munychion de ladeuxième année de l’olympiade 1 13, à l’hiver de la troisième année de cette olympiade ,en quelque peu plus d’une demi-année? Si donc nous ne voulons pas déplacer l’époquede la victoire remportée sur Porus, chose qu’aucun chronologiste n’a jusqu’à présent oséfaire, il faut que nous admettions que tous ces évèncmens se sont passés en un an etdemi, que la navigation de INéarque s’est faite dans la quatrième année de la i i3 e olym-piade, que le retour d’Alexandre à Babylone est du commencement de l’an i de lail 4 e olympiade, et que sa mort doit se placer vers la fin de cette année ; et,pour peu qu’on lise attentivement le septième livre d’Arrien, on jugera qu’il n’a pasmoins fallu que la dernière moitié de cette année pour tout ce qui s’est passé depuisl’instant, de son retour jusqu’à sa mort.
D’après un passage des Indien de cet auteur, Néarque mit à la voile le 10 boëdro-mion , sous l’archontat de Cépliisodore. Ici, l’archonte et le mois font naître une diffi-culté. Cépliisodore, en effet, étoit archonte l’an 2 de la 11 4 e olympiade, et par consé-quent premier archonte éponyme lors de la mort d’Alexandre. Corsini croit qu’il étoitarchonte subrogé à la place d’Anticlès, dans l’an 4 delà n3 e olympiade. Cela peuts’admettre, car boëdromion, dans cette année, répondoit, suivant ma table de Métion,au 21 septembre de l’an 325 avant Jésus-Christ. Or, Arrien dit ailleurs (liv. VI) quela mer de l’Inde est plus navigable depuis le coucher des pléiades jusqu’au solsticed’hiver, qu’en tout autre temps, parce qu’alors il y régnoit des vents de terre, et quepour cette raison Néarque avoit attendu le retour de cette saison. Et selon Callippe,contemporain d’Alexandre, les pléiades se couchoient lorsque le soleil se trouvoit flansJe seizième degré du scorpion , c’est-à-dire, le i3 novembre, par suite de la positionqu’avoit alors l’équinoxe d’automne. Néarque n’a donc pu commencer sa navigation avantle 21 septembre. C’est dommage qu’il se trouve une lacune dans l’endroit cité desIndien; on y lit : « Alors sous l’archonte Cépliisodore à Athènes, le vingtième jour dumois boëdromion, selon la manière de compter des Athéniens, et comme les Macédo-niens et les Asiatiques comptoient.Alexandre régnant depuis onze ans ». Là, comme
on voit, manque le nom du mois macédonien, le èvàey.a. tov, onzième, ne semble pasdevoir contredire mon opinion qui est que Néarque a commencé sa navigationtout au plus tôt en l’an 4 de hi il3 e olympiade. L’historien a bien pu confondre lenombre cardinal avec le nombre ordinal.
Mais si les événemens précédens semblent porter la mort du roi à la fin de la premièreannée de la u4 e olympiade, ceux qui ont suivi cette mort ne conduiront-ils pas
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