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[Première partie.]
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autre résultat? La division qui se mit parmi les généraux de son armée', sur la grandequestion de savoir qui seroit son successeur, s’éleva si promptement après sa mort, que,si nous en croyons Quinte-Curce, ses obsèques en furent retardées pendant plusieursjours, nonobstant la grande chaleur de l’été.-Diodore ne fait cesser cette division qu’aucommencement de l’an 2 de la 1 i4 e olympiade, et par conséquent, si nous voulonsplacer la mort d’Alexandre à la fin de thargélion, il fait éclater cette division un moisplus tard , comme Eusèbe l’y oblige. On pourroit, pour justifier cette opinion, vouloirproposer, sur la date attique de la mort de ce,roi, l’hypothèse suivante, qui, aupremier coup d’œil, est assez satisfaisante. Dæsius répondoit à hécatombæon, du tempsd’Alexandre comme du vivant de Philippe. Les Macédoniens avoient à la vérité desmois lunaires, comme les Athéniens, mais ils avoient un autre cycle intercalaire oùdæsius, qui dans la règle se rencontroit avec hécatombæon, s’en écartoit quelquefoisd’un mois entier. Si donc la première année de la Ii4 e olympiade étoit pour les Athé-niens une année intercalaire, mais non pour les Macédoniens, dæsius remontoit àscirophorion, dernier mois de l’année attique, et Alexandre mouroit à la fin de l’annéeolympique. Diodore peut donc avoir fait éclater la division des généraux dans ladeuxième année de la u4 e olympiade. Cette solution, qui m’a été communiquée parM. Boëkh, ne cadre pourtant pas avec l’hypothèse assez bien fondée d’ailleurs, suivantlaquelle le cycle de Méton étoit alors suivi à Athènes. Car l’an premier de la 1 i4 e olym-piade n’étoit pas une année intercalaire dans ce cycle ( non plus que dans la périodecallippique, quand même on supposeroit celle-ci en usage alors dans Athènes). Je m’entiens donc au mois thargélion, et je répète ici ce que j’ai déjà dit de la coutume deDiodore, de combiner ensemble de grandes masses historiques, et de les séparer ensections chronologiques.

Conformément à cette méthode, il raconte toute la guerre qui s’alluma bientôt apresla mort d’Alexandre, dans toute la Grèce, et il la termine à la seconde année de lax i4 e olympiade, au lieu que nous savons bien précisément qu’elle ne finit que dans latroisième année de cette olympiade. Plutarque dit, dans la vie de Démostliène, qu’An-tipater fut victorieux à Cranon en métageitnion, et q u’en boëdromion il mit une gar-nison dans le Pirée, après quoi Démosthène mourut en pyanepsion ; il. ne nomme pasl’année, mais ce ne peut être que celle qu’il a nommée la dernière. Cette guerre duradonc deux années olympiques. Sainte-Croix la prolonge jusqu’à trois, en la faisantcommencer au printems de la première année de la Ii4 e olympiade, par suite de sasupposition de la mort d’Alexandre au commencement de la n4 e olympiade. Maisaucune des circonstances qu’il allègue pour raison de son dire, ne me paroît suffire pourobliger de donner à cette guerre un commencement aussi anticipé.

Je viens d’exposer les raisons qu’on peut alléguer pour soutenir les deux opinions envogue parmi les chronologistes. Je ne déciderai formellement rien en faveur de l’une ni del’autre, mais je crois avoir suffisamment donné à connoître par cet exposé, de quel côté