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je penche. Il est évident que les motifs qui militent pour le commencement de la pre-mière année de la i i 4 e olympiade, sont en grande partie très foibles. Telles sont lesdouze années qu’Eratosthène, Josèphe et autres donnent au règne d’Alexandre, sansdoute d’après le parallèle établi entre .les deux années olympiques i, in, et i, 114,dans la première desquelles arriva son avènement au trône, et sa mort dans la dernière.Eusèbe mettant cette mort au commencement de la 11 4 e olympiade, n’a voulu marquerque la première année de cette olympiade; mais il ne faut pas s’arrêter aux mots cités ’plus haut où Diodore dit : « Peu de temps avant sa mort ».
Les raisons qui militent en faveur de la seconde opinion sont plus fortes que cellesqui servent à soutenir la première ; il sera moins possible encore d’admettre l’hypo-thèse de M. Champollion, qui fait mourir Alexandre à la fin de la n 3 e olympiade. Ila établi cette supposition avec beaucoup d’habileté (i). Je vais la combattre plusbrièvement, quoiqu’avec la même assurance.
D’abord M. Champollion cherche à alFoiblir le témoignage des écrivains qui placentexpressément la mort d’Alexandre dans la n 4 e olympiade. « Eusèbe, dit-il, a copiéJosèphe, comme ce dernier a copié Diodore ; dè sorte qu’il ne reste plus que le témoi-gnage d’Arrien et celui de Diodore. Les mots mvrsç opdkoyownv de Josèphe, que j’aitraduits par : Suivant l’acception générale, devroient, selon lui, montrer qu’il y aquelques doutes à élever sur l’auteur. Arrien a réduit mal à propos le temps qu’il avoittrouvé déterminé dans Aristobule ; et, comme on s’imagine bien, il n’y a pas grand’-cliose de bon à tirer de Diodore, pour la chronologie, mais la vérité sortira de sonerreur même. Il fait coïncider l’époque de la division des généraux de l’armée d’Alexandre,époque inséparable de celle de la mort de ce roi, avec le consulat de L. Furius et deD. Junius. Or, ces consuls étoient en charge en même temps que l’archonte Anticles,dans la quatrième année de la i i 3 e olympiade. Diodore, au contraire, les fait tous cor-respondre à l’archonte Céphisodore dans la deuxième année de la n 4 e olympiade. Lesconsuls L. Furius Camillus et D. Junius Brutus appartiennent absolument à la 4 2 9 e annéede Rome, année qui commença dans la quatrième année de la 1 13 e olympiade. Mais lamanière dont Diodore, dans cette première période de Rome, combine les consuls avecles archontes, montre clairement que Corsini a raison quand il dit : In consulibus ipsisad annos oljmpicos referendis nullum ex Diodoro , ant 'ujuoribus prœsertim tempo-ribus , præsidium sperari potest : paroles qu’à la vérité M. Champollion cite, mais sansy ajouter foi. Il est au reste aisé de voir que l’historien a ici une faute à se reprocher. Iljoint les consuls des années 4 l5 jusqu’à 420 de Rome, avec les archontes de l’an 1 dela 111 e olympiade, tandis que cependant ces consuls furent en charge trois ans avant cesarchontes. Il ne parle point de l’anarchie de 1 an 4 2I > en sorte que les consuls des années4 22 à 4 2 9 concourent avec les archontes des années 3 del olymp. 112, et 2 del’olymp. 11
(1) Annales des Lagides , T. I.