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avec une différence de deux années encore, et il ne remarque pas qu’il ne se trouvepoint de consuls dans l’année 4^0, mais seulement un dictateur. C’est pourquoi, àcompter de l’an 43 1 , la différence n’est que d’un an. Que peut-on établir sur des fon-demens aussi peu fermes, quand il s’agit de fixer l’époque de quelqu’événement.
Exposons maintenant les autres raisons que M. Champollion allègue pour soutenirson opinion.
Denys d’Halicarnasse remarque que Démosthène avoit prononcé sous le consulatd’Anticles, dans le temps de la mort d’Alexandre, son discours'sur l’accusation qu’onlui intentoit d’avoir reçu des présens d’Harpalus, Alexandre doit par conséquent êtremort dans la quatrième année de la 11 3 e olympiade. L’écrivain n’avoit pas ici beau-coup d’intérêt à marquer avec précision l’année de la mort d’Alexandre; il vouloitseulement, en ajoutant vers la mort d’Alexandre, faire sentir que ce discours avoitété un des derniers prononcés, et qu’ainsi Aristote avoit écrit très tard sa rhétoriqueoù il en parle., et que par conséquent Démosthène, dans ce discours et dans les autres,n’avoit pas pu profiter des règles qu’il avoit établies. On peut toujours demander siDenys ne s’est pas trompé dans le nom de l’archonte, chose que je crois très vraisem-blable d’après les raisons que je vais donner.
Une autre preuve que M. Champollion donne de son système, est tirée de la persuasiongénérale dans l’antiquité, qui faisoit croire qu’Alexandre et Diogène de Sinope étoienlnés le même jour. Plutarque en fait mention par la bouche d’un certain Diogénien qu’ilintroduit comme parlant dans son Symposion, sans l’en faire garant. Cette présomptionobtient plus de poids du témoignage de Démétrius de Magnésie, qui au temps rieCicéron compila un ouvrage sur les écrivains homonymes. Diogène Laërce dit qu’il yétoit écrit qu’en un même jour de la il3 e olympiade, Alexandre étoit né à Babylone,et Diogène à Corinthe. Meursius change ici sans scrupule tpitriv en zezapzriv, commeSuidas, au lieu que ce dernier mot doit être répété selon le sens de Démétrius.. Pro-clivis lapsus est, dit-il (t), surtout quand, comme clans Suidas, le nom de nombre estécrit avec des caractères numériques.
Mais le Cynique mourut précisément lorsqu’il alloil se mettre en route pour les jeuxolympiques , c’est ce qu’assure Satyrus, philosophe péripatéticien qui a écrit sousPtolémée Philométor, les vies des hommes illustres. Athénée le cite souvent, mais il netire pas ce fait de Satyrns, comme le dit M. Champollion, seulement saint Jérôme, quile raconte ( 2 ), le fait conjecturer, en le nommant une fois auparavant. Les jeux n’etoientdonc pas célébrés; par conséquent, Diogène, et de même aussi Alexandre, doiventêtre morts dans la 11 3 e olympiade. Telle est la conclusion que tire M.Champollion ; mais
Ci) Atoyevriç.
(a) Adv. Jovin.