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[Première partie.]
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( i5 )

il suffit de comparer les passages rassemblés par Brucker (i), pour se convaincre dupeu d’accord de ces petits détails en partie controuvés, que les anciens nous débitentsur Diogène, et particulièrement sur le genre de sa mort. Je me contenterai de faireremarquer ici que Démétrius, dans Diogène Laërce, le fait mourir a Corinthe, etSatyrus dans saint Jérôme, en plein air sur le chemin d’Olympie.

Personne ne voudra contester que la mort d’Alexandre n’ait pu arriver dans le mêmetemps et peut-être dans les mêmes jours que celle de Diogène, mais je ne doute pas unseul instant qu’Alexandre n’ait vécu dans le temps de la célébration des jeux auxquelsDiogène doit s’être rendu.

En effet, les jeux ou spectacles dans lesquels, selon Diodore, Nicanor proclama,d’après l’ordre d’Alexandre, le rappel des bannis, ne peuvent avoir été que ceux quicommencèrent la i i4 e olympiade : c’est ce qui résulte clairement du discours de Di-narque contre Démosthène. Celui-ci dit qu’il étoit allé dans ce temps là à Olympiepour traiter avec ÜNicanor, et aussitôt après on lit : « Il se lit nommer député des Athé-niens pour les jeux olympiques, lorsque JNicanor voulut publier la résolution d’Alexandrede laisser revenir les bannis. » Il est impossible de penser ici aux jeux olympiques dela 11 3 e olympiade, car la fuite d’Harpalus, et les autres circonstances qui ont donnéheu au discours contre Démosthène, ne peuvent pas se reculer si loin. Harpaluss’enfuyoit de Babylone avec l’argent qu’il enlevoit à Alexandre, lorsqu’il apprit quele roi, à son retour de l’Inde, avoit puni plusieurs gouverneurs qui s’étoient renduscoupables des mêmes malversations que lui, dans l’emploi des deniers publics. Alexandre,dans la première année de la II3 e olympiade, ne pensoit pas encore à son retour. Lafuite d’Harpalus n’a pu avoir lieu au plus tôt, que dans la troisième année de lail3 e olympiade, comme Sainte-Croix le conjecture d’après la comparaison de toutesles circonstances contemporaines. Démosthène fut accusé de s’être laissé corrompre.Pendant ce témps-là il étoit, comme député d’Athènes , présent à Olympie, et pendantson absence d’Athènes, Dinarque écrivit le discours qu’il composoit contre lui. Démos-thène doit donc avoir prononcé ensuite sa défense, mais elle ne put le sauver de l’exilauquel il fut condamné, et cela n’a pu se faire avant les premiers mois de la premièreannée de la Ii4 e olympiade. C’est pourquoi je ne doute pas que Denys dfflalicarnasse,dans le passage que j’ai cité de lui, ne se soit trompé dans le noln de l’archonte, et qu’iln’ait écrit Anticles au lieu d’Hégésias.

M. Champollion invoque encore à son secours un passage de George le SyncelJe,qui dit que les généraux d’Alexandre se distribuèrent dans son empire, vers le com-mencement ou même avant le commencement de la n4 e olympiade. Les mots qui con-tiennent cette indication du temps, se lisent ainsi dans le texte original : T a ut a r.avxan’jvxpx^ei tvjv pi$ o\vp.T:izftz , xk® r ‘ ,J ccp'/^ouivYiv ri xpiv ap%txa8ûu tou ctpiiïcaov o/uuTuaî

(i) Ilist. phi]., T. I.