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Si, par exemple, nous remontons du 6 thargélion de l’an 4 , olymp. 1 13 , lequel, commenous l’avons déjà remarque', il regarde comme identique avec le 28 dæsius, en posantpour fondement les formes données de l’année, tant dans le calendrier macédonien quedans le calendrier altique, jusqu’au 6 hécatombæon de l’an 1, olymp. 106, jour de lanaissance d’Alexandre, nous arrivons au 23 loüs, et effectivement Plutarque dit que ceroi est né dans le mois loüs. Cet accord lui semble prouver souverainement sa théorie.Cela me semblerait de meme, si Plutarque eût nommé précisément et absolumentle 23 loüs. M. Champollion établit plusieurs comparaisons pareilles, non sans se rendrec upable de bien des erreurs assez fortes. Par exemple, il auroit pu s’épargner le longcalcul de l’intervalle compris entre l’éclipse de lune arrivée sous l’archonte Evandredans la troisième année de la 99 e olympiade, et le jour qu’il prend pour celui de lamort d’Alexandre, puisque ce calcul repose sur un fondement entièrement faux; carselon la table de Dodwell, dont il se sert, l’an 3 de la 99 e olympiade ne commence pasau i 5 , mais au 4 juillet. La date de l’éclipse, suivant cette table, n’est donc pas le 4 ,mais le i 5 posidéon. il a pris par inadvertance l’année précédente, 2 e de la 99 e olym-piade. Pour peu qu’il eût connu la disposition du cycle de Me'ton, il auroit su qu’uneéclipse de lune ne pouvoit pas se faire le quatrième jour d’un mois attique. Une preuve,dit Géminus, que les jours du mois se comptent suivant ceux de la lune, c’est que leséclipses de lune ont lieu dans la nuit qui précède la dichoménie, qui est le milieu dumois, car alors la lune est dans son opposition avec le soleil. Tous les chronologistesdoués de quelque sagacité sont actuellement persuadés que le calendrier attique,depuis l’introduction de l’octaëtéride, ne peut s’écarter du ciel que d’une couple dejours au plus.
Sans entrer dans plus de détails, je ne balance pas à déclarer que je regarde l’entre-prise de M. Champollion comme ayant manqué entièrement son but, en tant qu’elleconcerne la mort d’Alexandre et la forme de l’année macédonienne. Quant au reste deson livre, ce n’est pas ici le lieu d’en parler.
SUPPLÉMENT.
Après avoir lu publiquement le précédent Mémoire, en présence de l’Académie, jereçus presqu’aussitôt un écrit sous le titre de : Nouvelles recherches sur l’époque de lamort d'Alexandre , et sur la chronologie des Ptôlémées , ou Examen critique de l’ou-vrage de M. Champollion-Figeac , intitulé Annales des Lagides , par M. J. Saint-Martin; à Paris, 1820, in-8°, avec l’épigraphe : Magis arnica veritas. Il est, commeon voit, dirigé contre les Annales des Lagides, de M. Champollion; les fautes y sontrelevées avec connoissance de cause. J’accède sur plusieurs points essentiels au juge-ment de l’auteur, en même temps que sur d’autres je suis d’un avis tout opposé. Je vaism’exprimer à ce sujet avec franchise, mais aussi avec toute l’estime due à son érudition