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et à sa sagacité, pour faire connoître au lecteur l’état présent de la question que j’exa-mine.
Je remarquerai d’abord que M. Saint-Martin place, connue son adversaire, la mortd’Alexandre à la fin de la n3 e olympiade. Comme pour étayer cette opinion quiparoît se soutenir parmi les savans de sa nation, il n’apporte aucune preuve nouvelle,je crois inutile de rien ajouter à ce que j’ai dit contre cette opinion j mais je dois ex-poser mes doutes sur la niamère dont, consequemment a mes assertions, il deteimmela date du jour de cette mort.
Il présente deux tables pour la réduction des dates macédoniennes. La premièrepour l’intervalle du 9.3 novembre 433 au 7 novembre 331 ; et la seconde pour le tempsécoulé depuis cette dernière date. Elles sont fondées sur les suppositions : i° que lesMacédoniens ont adopté le cycle de Méton, et ensuite la période callipique; 2 0 que,commençant leur année avec le mois dius en automne, ces deux espaces périodiquesde temps ont une époque différente de celle des Athéniens, qui commençoient leurannée avec hécatombæon en été. Les époques macédoniennes précèdent donc de huitmois celles des Athéniens. Ainsi, par exemple, la première année du cycle de Métonqui commença pour Athènes dans l’été de l’an 432 avant la naissance de Jésus-Christ,commença pour la Macédoine dans l’automne de l’an 433 j 3° que les mois macé-doniens étoient tellement disposés, que, suivant la règle ordinaire, dius répondoit àmaimactérion, cinquième mois de l’année attique -, 4° que la quatrième année de cesespaces de temps étoil une année intercalaire, et non la troisième, comme l’a présuméDodwell, qui, au reste, a bien détermine la sérié des années intercalaires.
Les deux premières de ces quatre assertions n’admettent pas plus de preuve que deréfutation j on peut tout au plus les qualifier de vraisemblables. Quant à la troisième,elle n’est appuyée que sur la place qu’occupoient les mois macédoniens dans l’annéesolaire des derniers temps. Il est certain qu’ils la remplirent, quand ils eurent perdu leurqualité de mois lunaire, caractère bien divers chez tous les peuples en si grand nombrequi se servirent de ces mois, depuis Alexandre. De toutes leurs différentes liaisons avecles mois juliens, les deux suivantes étoient les plus étendues. Dans la première, on lesplaçoit de manière que l'on Faisoit commencer dius à l’équinoxe d’automne, le s4 sep-tembre, péritius au solstice d’hiver, artémisius à l’équinoxe du printems, et loiis ausolstice d’été. Cet usage fut suivi dans la Macédoine proprement dite, et dans l’Asiemineure. Les Syriens, au contraire, regardèrent les mois macédoniens comme entière-ment identiques avec les mois juliens, de manière qu’ils faisoient concourir avec le moisde novembre, dius, qui chez les Macédoniens répondoit dans sa plus grande partie aumois d’octobre, en sorte que dius et novembre étoient deux mots synonymes. La raisond’un usage si différent étoit, selon que le conjecture JNIoris avec beaucoup de vraisem-blance, que les Macédoniens et l’Asie mineure adopteienl la forme de l’annee juliennedans une année commune, et les Syriens, au contraire, dans une année intercalaire, en
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