xliv PRÉFACE.
P. Liechtenstein, selon Fabricius. Mais Weidler (*) prouve que cette première éditionprétendue de la version de' George, est la dernière de la version latine de l’arabe.La version latine de George fut donc imprimée pour la première fois à Venise,en i52y et en 1 528, chez les Juntes, avec les notes de Luc Gauric, de Naples, et pro-tonotaire apostolique, qui témoigne dans son épître dédicatoire au seigneurPalavicini,que Pierre de Corcyre fut chargé du texte grec de cette édition, et le noble vénitienCharles Capelli, de la partie mathématique. Scheibelt parle d’une seconde éditiondonnée à Cologne, en 1536, in-fol., avec une introduction de Jean de Nimégue. Unetroisième édition, in-fol., de cette seconde traduction latine, a été publiée à Basle,en 1 54 1, par les soins de J. Gemusœus, avec la traduction des hypotyposes de ProcheDiadochus, par Valla; celle des jugemens tirés des astres par Camerarius; et celle ducentiloque, espèce d’aphorismes astrologiques, et des significations des étoiles, quisont une sorte de calendrier, par Leonicus. Enfin la quatrième édition est de Basle en-core , mais de l’an 1551, in-fol., avec une préface et des commentaires en latin , surles trois premiers livres, par Oswald Schreckenfuchs, et accompagnée comme la pré-cédente, des hypotyposes, de la construction quadripartite, du centiloque ou carposet des significations, tous opuscules faussement attribués à Ptolémée et absolumentindignes de l’auteur de la Composition Mathématique. On y a joint les notes deGauric et son épître dédicatoire au jeune Palavicini, avec la préface de Schreckenfuchsqui y divague autant que Ptolémée et Georges dans les leurs, n’y parlant presquepas de l’astronomie.
Ilarles, dans un avertissement en tête du troisième volume de sa nouvelle éditionde Fabricius, dit qu’il existe entre les mains de M. Busch qui en a fait aussi mention ,une version latine de l’ Almageste de Ptolémée, par Frobenius, meilleure que celle deGeorge de Trébizonde. Kœstner ne la connoissoit donc pas, puisqu’il n’en parle pasdans son Histoire des Mathématiques, imprimée à Gottingue en 1797 (**)• Cette der-nière édition de la bibliothèque grecque de Fabricius, et la bibliographie astrono-mique de Lalande, contiennent assez de détails sur ces versions douteuses, pour medispenser de parler de toute autre que des deux qui ont été imprimées, et sur les-quelles je viens de m’étendre assscz, pour passer actuellement au texte grec.
Ce texte, pendant que les éditions du dernier traducteur latin se multiplioient,ne fut imprimé qu’une seule fois. C’est l’édition qui fut donnée à Basle, en i538, in-fol.,chez Walderus, avec les Commentaires grecs de Théon (***), par les soins de SimonGrynœus; il s’y rencontre presqu’autant de fautes que dans les versions. Dès lapremière page, ligne 4? j’y vois ôsopnvxü pour Osupyircxàv, £ inutile dans l’avant-dernière ligne de la pag. iq;pag. 23, lig. 26, manquent npès xà p.ŸÏ la ve" ïoyov } qui selisent dans les manuscrits ; pag. 25 , lig. la, nIdxoi pour làchom ; pag. 48, ligne 27, $r ,6qui est de trop; pag. 63, ligne 6, ppç pour pp c; pag. 83, lig. 4o, x(T la vy" x'", pourxô la y" r!" x", faute importante dans le mouvement moyen de la lune, sur lequelje reviendrai dans une note; lig. 8, pag. 102, pourS; lig. i,png. 106, (a fautif; une
(*) Hist. astron.
(**) Encycl. der Mctlhem. IVisnensch. (***) Lalande, Bibliogr. astron., Paris, i 8 o 3 .