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Tome second.
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ESSAI

ce qui est la même chose, le despotisme, ne seraitdéfinitivement vaincu que par cette alliance.il sestretranché dans la charte nationale et royale, commeun général habile dans une forteresse assiégée. Se-condé par quelques braves, il en a défendu lesapproches avec une infatigable fermeté : quand labrèche a été faite par les dernières lois sur les élec-tions et la septennalité, il a été debout sur la brè-che , ralliant à sa voix éloquente tous les amis dela liberté.

On se rappelle limpression profonde que pro-duisirent ses premières paroles, dans les débatssur la réduction du traitement de la Légion-dHon-neur.

« Pendant un quart de siècle, dit-il, presque tous« nos citoyens ont été soldats : depuis la paix , nos«soldats sont redevenus citoyens. Souvenirs, sen-« timents, espérances, tout fut, tout est resté com-te mun entre la masse du peuple et notre vieille«armée. Aussi les paroles qui sélèvent de cette«tribune, pour consoler de nobles misères , sont-« elles recueillies avec avidité jusque dans les« moindres hameaux : il y a de lécho en France ,« quand on prononce ici les noms dhonneur et de« patrie. »

Après une discussion entraînante et irrésistible ;après avoir dit que la réduction du traitement ré-duit à laumône un grand nombre de légionnaires,lorateur sécrie :

«Oui, messieurs, à laumône! Qui de nous na« pas vu des hommes, naguère ennoblis par le com-