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Tome second.
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82 DISCOURS ET OPINIONS.

eussions financières. Les intérêts du roi sont élevéset perpétuels, les intérêts du ministère sont pas-sagers; et je dirai aux ministres du roi: Gardez-vous détendre le manteau royal sur vos guenillesministérielles.

Jarrive maintenant à la question. 11 ny a dansnotre législation financière que deux espèces dallo-cations régulières, les traitements donnés en vertude fonctions, et les pensions inscrites au grand-li-vre. Ce qui est alloué aux ministres d état est-il untraitement? est-il une pension? Pour que ce fûtun traitement, il faudrait quil y eût des fonctionsattachées au titre de ministre détat; il faudrait quilexistât vraiment un conseil privé du roi. Eh bien !un noble pair, ministre détat, a écrit en 1816, àla tête dun livre intitulé : De la Monarchie suivantla Charte: « Si ce conseil, dont jai lhonneur dê-«tre membre, était quelquefois assemblé,on pour-« rait me dire : Parlez dans le conseil ; mais il 11e sas-« semble pas. » Messieurs, depuis ce temps, il ne sestpas assemblé davantage; il ny a pas de conseil privé,et lon peut dire quun roi qui naurait que ce con-seil naurait pas un conseil privé, mais serait privéde conseils.

Les conseillers constitutionnels du roi sont sesconseillers responsables, ce sont les ministres; etles ministres sont les seuls que nous devons rétri-buer. Ce nest donc pas à titre de traitement; cenest donc pas à titre dallocation pour des fonc-tions que les ministres détat reçoivent les sommesqui sont portées pour eux dans le budget.