DISCOURS E T OPINIONS.
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années de service au grade de sous-ofticiers, pour-ront être, à la discrétion d’un colonel, cassés, pourmettre à leur place quelques privilégiés qui se trou-vent ainsi en mesure pour être promus aux sous-lieutenances vacantes.
Je n’en ai pas la preuve, aussi je ne l'affirme paspositivement. Au surplus, le maréchal Gouvion-Saint-Cyr avait prévu la possibilité de pareils abus,et il avait soumis la destitution des sous-officiers àdes formes assez compliquées et assez scrupu-leuses.
Il avait voulu que les colonels ne pussent quesuspendre les sous-ofticiers, et que les inspecteurs-généraux jugeassent le fait qui avait motivé la sus-pension; le réglement du t 3 mai 1818 l’avait ainsiréglé. Le général-inspecteur prenait l’avis du gé-néral commandant la division, il entendait le ca-pitaine ou l’officier qui avait encouru la suspen-sion, et prononçait ensuite. C’était une garantieque cette ordonnance assurait aux sous-officiers.
Il y a eu beaucoup de réclamations contre l’or-donnance du i 3 mai; elles sont venues en géné-ral des chefs de corps qui, accoutumés à exercersous le régime précédent une grande puissance surles sous-officiers en raison de l’état de guerre quiexistait alors, se sont accommodés difficilement dela modification qu’apportait le régime constitu-tionnel au droit qu’ils croyaient avoir de les cas-ser. Le ministre de la guerre, prédécesseur de ce-lui-ci, a décidé qu’à l’avenir on n’attendrait plusla revue des inspecteurs-généraux, que les sous-of-