CHAMBRE O ES DÉITTÉS.- lS'22. I 2J
Qui a détendu les intérêts du trésor? Est-ce vousou nous ? Descendez dans vos consciences et jugezvous, comme la nation vous juge.
L’orateur auquel le préopinant a tenté de ré-pondre (M. Delalot) a fait un partage très-vrai, entreles différentes époques, des causes de l’état actuelde la société. Il a dit que «le perfectionnement del’agriculture et le bonheur des paysans étaientl’œuvre de la révolution. Il a dit une A'érité : c’estla révolution qui les a rendus propriétaires, quileur a donné des champs, des jardins, de bonsvêtements. C’est par elle qu’ils voyagent dans lesdiligences suspendues; c’est par elle qu’ils sontheureux ; c’est par elle qu’ils ont contracté deshabitudes d’aisances dont ils ne se déferont pas fa-cilement. Et pourquoi, malgré les fautes de l’ad-ministration , la France jouit-elle encore de cetemps calme ? c’est parce que la propriété est di-visée ; c’est parce qu’il y a beaucoup de proprié-taires, et qu’ils sont intéressés au maintien de l’or-dre; c’est parce qu’ils tiennent au sol; mais qu’ilvienne un jour, où, pour reconstruire la grandepropriété, on menace la propriété nouvelle, que leprivilège reparaisse, et vous verrez ce qui arrivera.
L’honorable orateur a dit ensuite que c’était lesystème continental qui avait produit le dévelop-pement de notre industrie. C’est une vérité incon-testable; il n’a pas fait l’éloge du gouvernementimpérial, de sa législation , de son despotisme :l’idée ne lui en est pas même venue ; mais il a ditqu’il avait augmenté nos fabriques, donné une