CHAMBRE DES DÉPUTÉS.-X 822. igi
qui surviendront dans un temps donné. Ce que jevous demande, c’est de nous donner l’état présent;et quand nous l’aurons, nous calculerons combienil doit arriver d’hommes par l’enrôlement volon-taire, combien par les appels, combien par les ren-gagements; et ensuite, pour faire le pendant,nousévaluerons combien on en perdra par la mortalité,par la désertion, par la libération annuelle, etnous ferons approximativement le calcul de ceque sera l’état militaire de France pendant i 8 a 3 .En principe, il faut partir d’un effectif quelconque.Votre avenir se compose de trois éléments, dontun fixe et deux variables. L’élément fixe, c’est l’ef-fectif au jour du budget, et c’est cet effectif quevous vous obstinez à donner en bloc, c’est-à-dire,d’une manière injustifiable. Ce qui prouve quevous ne voulez pas qu’on calcule la dépense qu’ilnécessite, et que vous voulez avoir du large, c’estl’annotation que vous avez mise vous-mêmes dansle tableau d’effectif en masse. M. le ministre de lamarine, en voulant me réfuter, n’a fait que répé-ter mot à mot mes paroles. J’avais dit que sur 1822,on comptait faire une économie de 3 millions,qu’on appliquerait au cordon sanitaire. Je n’ai pasjugé le mérite de la dépense du cordon sanitaire;je 11’ai point dit qu’on faisait bien ou mal : j’ai faitseulement remarquer que le ministre prendrait ces3 millions sur les épluchures de l’effectif. Si onpeut les prendre là dessus, c’est qu’il y a une dif-férence entre l’effectif qu’on nous donne et l’ef-fectif réel. I^e rapprochement est incontestable, et