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Tome second.
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DISCOURS r.T OPIXIOKS.

notre cabinet a vécu en bonne intelligence appa-rente avec le cabinet de Madrid . Postérieurementau 7 juillet, M. de Villéle a repoussé à cette tribunela proposition dun député qui voulait que les réfu-giés de larmée de la foi fussent compris au budgetpour la même allocation que les anciens réfugiésespagnols et portugais .

M. président du conseil des ministres vous adit que le gouvernement a temporisé au mois dejuillet, parce quil navait pas alors les moyens defaire la guerre, et que ces moyens nont été réunisque vers le io novembre,... Mais notre armée étaitplus nombreuse, et avait de plus vieux soldats sousles armes au mois de juillet quaujourdhui ; etquant au matériel, il nen fallait pas une grandequantité pour commencer la guerre, si la guerreeût été jugée nécessaire.

Mais les conseillers de la couronne ne jugeaientpas alors que la guerre fût nécessaire; il faut doncchercher ailleurs le secret de leur politique. Cestde Vérone que la guerre nous est venue. Notre in-tervention actuelle dans les affaires intérieures delEspagne nest pas un acte qui nappartienne quànous. La triple alliance est derrière nous qui nouspresse, après avoir été pressée elle-même par laturbulence de la faction qui domine notre pays.La guerre dEspagne nest pas une guerre isolée,elle sera bientôt une guerre européenne ; vousla commencez sur les Pyrénées , vous ne savez pas elle se transportera; vous ne savez pas ellefinira.