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Tome second.
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CHAMBRE DES DÉPUTÉS.-ï8a3. 2iq

nous ne voulons pas aller ; cest quà force defatiguer les ministres et dirriter les Espagnols , lafactionfinira parrendrelaguerre inévitable.Voyonsdonc quelle sera la nature de notre attaque, quellesseront les ressources de la défense.

Jécarte, à dessein, la honteuse combinaison duconcours armé dune partie de la sainte-alliance.Jai traité cette matière dans le comité secret. Etquel autre argument pourrais-je lui opposer, quela juste exécration dont le peuple poursuivrait ceuxqui auraient été assez vils pour introduire létran-ger sur notre territoire une troisième fois ?

Ainsi, la Erance seule sera engagée : dans cettehypothèse, il est contre le vœu de mon cœur, etcontre la prévision de mon esprit, de seulemententrevoir la possibilité dune défaite; mais je nhé-site pas à dire que ce quon appellerait des victoi-res sera pour la France , non moins que pour lEs­ pagne , la source deffroyables désastres.

Cette guerre dEspagne a un caractère particulier.Ce nest pas ici une guerre que lon puisse finir engagnant dix batailles, en prenant dix forteresses,même en envahissant une capitale. Loin de moi leprojet de déprimer les jeunes courages de nos sol-dats! tout au contraire, je saisirai les chances quimettent le plus à couvert lhonneur de nos armes.Je veux bien admettre que larmée de la foi, cettearmée, le triste et tardif produit de lintrigue et deh corruption ; je veux admettre quelle retrouverasous légide de nos troupes, et aux dépens de no-tre trésor, une espèce dorganisation.