CHAMBRE DES DÉPOTÉS.- l8s>.5. 4& 1
Aujourd’hui, par exemple, on vient de termi-ner la guerre d’Espagne . Pour faire cette guerreavec succès, on avait cm devoir augmenter lenombre des régiments, des bataillons, des esca-drons. La paix est faite; l’effectif de l’armée setrouve diminué de vingt-deux mille hommes dansl’espace de temps écoulé de 1823 à 1825. Voussupposez qu’on va réduire les cadres dans la mêmeproportion, et que les bataillons et les escadronsseront ramenés, sinon en un jour, du moins suc-cessivement, au nombre et aux dimensions qu’ilsavaient avant la guerre. Ce procédé semble indi-qué par l’économie et par la raison. Mais l’admi-nistration se propose de suivre une marche diamé-tralement opposée. Notre infanterie se compose ence moment de deux cent soixante-onze bataillons,ce qui, dans la supposition de l’effectif proposépour 1826, 11e donne pas à beaucoup près quatrecents soldats, bien portants ou malades, présentsou absents, par bataillon, ni par conséquent cin-quante par compagnie ; et le ministre vous annoncequ’on formera vingt bataillons de plus. La cava-lerie se compose de deux cent quatre-vingt-seizeescadrons, ce qui 11e donne pas quatre-vingts ca-valiers dans les rangs par escadron ; et le ministrenous annonce qu’on formera quarante escadronsde plus.
L’ordonnance du roi qui règle ces formationsdit, il est vrai, que les augmentations s’effectue-ront successivement, selon les prévisions du bud-get. Cette promesse, messieurs, est-elle bien rassu-
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