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un pareil système, il y a presque nécessité de fairesans cesse la chasse aux uns pour procurer de l’avan-cement aux autres; et l’exemple donné en dernierlieu constitue un funeste précédent qui acquerrabientôt l’autorité de l’habitude et presque de larègle.
Ce n’est pas là, messieurs, l’organisation mili-taire que recommandent la raison d’état et les tra-ditions de notre gloire. Et à quoi bon s’évertuerà établir doctrinalement un pied de paix et un piedde guerre? Le pied de paix, c’est le plus souventl’état des finances qui le détermine; le pied deguerre, c’est la nécessité qui le commande. Vouspossédez une loi de recrutement qui rend les le-vées de soldats promptes, faciles et abondantes.Mettez-en sur pied chaque année le plus que vouspourrez, sans imposer à la population des chargesinutiles. Faites en sorte, par un bon système decongés, d’obtenir un effectif qui soit plus nom-breux sans coûter davantage. Etablissez avant toutune proportion raisonnable entre le nombre descadres et le nombre des soldats qui doivent lesremplir. La guerre survenant, vous dédoublerezvos bataillons et vos escadrons; vous procurerezde l’avancement à vos officiers et à vos sous-offi-ciers; vous imprimerez un mouvement moral àvotre armée. Vous l’imprimerez plus efficacementencore ce mouvement moral, principal élémentdes succès, si vous vous hâtez de rendre l’existenceà vos officiers-généraux, abreuvés de dégoûts etd’humiliations. C’est le bon traitement fait aux