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( IS3 )

une ville commercante de soixante ä soixante-•>

dix mille habitans.

A la verite , la principale production du pajs,et par eonsequent ce qui fait la base du commerced’O-Porto, est le vin : il arrive müme chaqueannee dans le port de cent ä eent vingt batimenscharges de mais. L’occupation du Portugal parle duc d’Abrantes , ou la crainte d’y voir rentrer'les Francais , empechaient les expeditions depuisdeux ans , pendant lesquelles les Portugals, re-duits aux productions de leur sol, les avaientconsommees.

II n’etait reste dans la ville qu’un sixieme de lapopulation , encore etait^ee une ebarge, puisqueles vivres devaient arriver du dehors, et qu’il etaitdonteux que les paysans se liasardassent ä venirdans une ville oceupee par les Francais . Cepen-dant, faire sorlir les habitans restes, c’eüt ete fa-voriser les projets de l’enneini; forcer tous lesPortugals ä prendre les armes contre une si pe-tite annee, c’eüt ete renonce^ a l’espoir de pa-cifier le pays, et d’executer les ordres du gou-vernement.

Le marechal Soult nous parut ne point se dis-simuler combien le caraclere des Portugals , l’in-fluenee qui les faisait mouvoir , la nature du pays,les diflicultes de la correspondanee, placaientl’armee dans une position difficile. Mais il pensaitqu’en degageant Tuy, le depot et 1’artillerie Jerejoindraient, ainsi que le paveur et. plusieurs