( 212 )
rive opposee, ni toucher le fond au miiieu de lariviere, tant ie courant etait rapide; ils etaiententraines par une force invincible fort loin au-dessous du point oü ils se mettaient ä l’eau. Desefforts recidives prouverent que l’etablissementd’un pont dans cet endroit etait impratioable, äcause de la rapidile des eaux et de leur pro-fondeur.
II fut rendu cornpte de ces difficultes au gene-ral Üelaborde, qui, desirant ellectuer le pas-sage, donna des ordres pour faire reconnaxtred’autres points plus favorables ä l’etablissementd’un pont.
Le capitaine du genie Boucbard avait eiechoisi par le colonel Garbe, et agree par lemai echal, pour aller a Amarante reconnaitre laposition et si les obstacles etaient aussi insur-montables qu’on les avait juges. Ar rive le 2S ausoir, il avait d’abord ete temoin de l’essai infrue-tueuxfait pour jeter un pont sur cixevalets. Desqu’il fit jour, le 24, il monta au clocher de l’e-glise qui etait pres le pont; il examina tous lestravaux de rennemi, et il fut le premier qui aper-cutlaficelle devant, selonlui, communiquerä unefougasse placee dans la culee de la rive gauche.
Le resultat de sa reconnaissanee fut que Jepassage sur le pont etait le seul praticable etqu’on düt lenter. Il pensa qu’on pouvait debar-rasser le passage du pont en coupant ou brulantJes palissades. et la barriere du miiieu, et en fai-