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sant sauter le retranchement avec des Jjarils depoudre, dont l’explosion delruirait TappareildispQse pour me Ure le feu ä la fougasse de l’en-uemi; qu’alors, l’espaoe ä franchir n’etant quede Irente-cinq toises, les troupes qui seraientpreles faisant leur mouvement immediatementapres l’explosion, on pourrail ne pas donner letemps de se reconnaitre aux Portugals, qui se-raient d’autant plus surpris, que pouvant ä vo-lonte couper le pont en faisant jouer leur mine >ils se croyaient en parfaite sürete.

Ce plan concu, le capitaine Bouchard le com-muniqua au general Deiaborde, qui lui fit beau-eoup d’objections, et parut surtout frappe desdangers que presentail la fougasse que cet offi-cicr assurait exister. Cependant le general Deia-borde convoqua les oßieiers generaux sous sesordres, devant lesqueis le capitaine Boucharddeveloppa son plan, tous ses moyens d’execu-tion, et les probabilites pour la reussite. II rencon-tra beaucoup d’opposilions. Plusieurs generauxn’etaient pas d’avis de passer la Tamega , et de cenombre etait le general Loison. D’autres assu*raient que son plan etait inexeculable, et pre-tendaient qu’en supposant qu’on parvint ä placerdes barils de poudre au pied du retranchementsans etre apercu du poste qui le gardait, cettepoudre, ainsi placee ä Fair libre, ne suffirait paspour, renverser le retranchement. II eut surtoutä lulter sur ce poinl contre le general Foy, dont