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Je saucisson qu’on lui avait altache au corps. IIJe placa sans accident et reyint sans etre apercu.11 etait deux Jieures et tous Jes preparatifs etaienttennines. Le general Delaborde en fut prevenu.Le capitaine Bouchard fit retirer les tirailleurs ettlonner l’ordre aux divers postes de ne plus re-pondre au feu del’ennemi, qui s’efeignitinsen-siblement.
Vers trois heures et demie, un brouillard epaiss’eleva de Ja riviere et remplit Je fond de la val-Jee. On apereevait ä peine les maisons de l’autrerive. Celte circonstanee etait favoralde , toutesles troupes etaient pretes et l’on attendait avecjmpatience Jes ordres du general, qui airiverentvers quatre heures.
Le feu est inis au saucisson, l’explosion se faitavec fracas ; le retrancheinent est balaye ainsique l’appareil de communication de Ja fougasse.Au meme instant rarlillerie du couvent tire quel-ques coups contrele faubourg. On bat la charge,Je capitaine Bouchard s’elance avec ses sapeurs,Jes uns jettent de I’eaü sur la mine, d’autresvont aux trois barricades, ils Jjrisent, coupentet ouvrent le passage au bataillon des grenadiers,qui, suivi des autres troupes, renversent ä labaionnelte les ennemis qui resistent, et fusillentoeux qui s’eloignent. Tout est en fuite, Silveyra,lui-meine, se sauve presque nu dans la Campa-gne par Je jardin dela maison qu’il habite et quiest situee sur une rue que parcourent dejä les Frau-