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de -villages dans lesquels on trouva du pain, dela farine, des legumds et des pommes de terre :le soldat parut content.

On passa ä gue la riviere de Salas : denxmille hommes d’infanterie anglaise et trois äquatre mille chevaux j rejoignirent notre arriere-garde, qui fit si bonne contenance, qu’elle lesarreta. Le corps du general Loison arriva ä Alla-ritz; mais l’armee dut bivouaquer sur les montsPenama : la nuit qui nous surprit etait si pro-fonde, qu’on ne pouvait reconnaitre la route.On avait fait dans la journee dix lieues de France ;il tombait une petite pluie tres-froide, quoiquenous fussions au 18 mai et au 4.2 e degre, et il nes’y trouva point de bois pour alluiner des feux.La montagne n’etait couverte que d’une bruvereä epines qu’on ne pouvait arracber avec lesmains, et qui ne resistait pas assez pour etrecoupee avec Je sabre.

Le 19, on descendit de bonne beure ä Allaritz;le marechal j apprit que la droite de l’armee an-glo-portugaise, forte de trente ä quarante millehommes, etait ä Cbaves, et qu’elle avait ordonnede preparer des vivres ä Wetin, ä Jinzo, etavait envoye des ordres jusqu’ä Allaritz. Lememejour l’on arriva ä Orense : l’arriere-garde s’arretadans la plaine entre Toran et Sejalbo, et la divi-sion Delaborde fut placee ä Sejalbo pour la sou-tenir.

Le 20, il se presenta trois cenls chevaux an-