Buch 
L' Afrique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
Entstehung
Seite
166
JPEG-Download
 

Il

160 LECTURES ET ANALYSES UE GÉOGRAPHIE,de retirer ; dans lautre une corde formant anneau lestée parune grosse pierre et maintenue par un matelot placé sur uneautre barque. Le sbiro est filé par lamarre de lengin jus-quau fond de leau, puis lautre barque halant sur lui cherchefi accrocher les fauberl-s, tire dans tous les sens, et finit pardégager lengin.

» Les petites embarcations nont pas habituellement cespièces fort utiles : en ce cas, sil leur arrive dengager leurengin, et si, pendant quon travaille à le dégager, la mer, jdevenant grosse, les force à rallier le port, elles sont obligées !de labandonner et quelquefois de le perdre. » i

H. Lacaze-Duthieks 1 ,

Histoire naturelle du corail.

(Paris , 1864, ïn-8°, J.-B. Baillière.)

On a fait plusieurs essais de pèche au scaphandre ; mais l'inégalité desfonds, lescarpement des roches, la grande profondeur des bancs et la pres-sion de leau ont provoqué de si graves accidents parmi les scaphandriersqu'on a renoncer à ce genre dexploitation meurtrière. Il y a du corailde plusieurs couleurs, blanc, noir, rose, rouge plus ou moins foncé. Lesplus beaux coraux sont au large de Tabarka, de la Galle et des côtes deTunis . On en trouvait jadis sur le littoral de Naples et de Livourne et dansles eaux de la Kabylie ; ces derniers gisements paraissent épuisés.

La France , qui par les traités est maîtresse des régions sexercela pèche, nen a pourtant plus seule les profits. Jadis, en dépit desattaques des corsaires, des traités onéreux, de l'insécurité de la mer, nospêcheries et nos manufactures de corail de Marseille étaient florissantes ;aujourdhui que la Barbarie nous obéit, que la mer est sûre, les conditionsavantageuses, la pèche est délaissée par nos nationaux et. devient presqueune charge pour le Trésor; il semble que la France nait dépensé son argentet versé sou sang que pour enrichir surtout des Italiens, des Maltais et desEspagnols . Les Italiens sont au nombre de 4 000 qui exploitent aujourd'huien concurrence avec nous, la pêche, la vente et lindustrie du corail. Undécret du 19 décembre 1816 divise les pêcheurs en deux catégories : lesFrançais indigènes ou naturalisés exonérés de tous droits, et les étrangerspayant patente (800 francs par an, sauf les Italiens qui sont privilégiés etne paient que 400 francs).

1. M. Lacaze-Duthiers (Félix-Joseph-Henry de), en 1821, zoologiste fran­ çais , membre de l'Institut, officier de la Légion dhonneur, fut chargé, en 1861,par le gouvernement, dune mission scientifique dans la Méditerranée. Il publiaau retour son Histoire naturelle du corail . En 1868, il fut nommé professeur à laFaculté des sciences de Paris, et en 1873, établit à RoscoiT un laboratoire zoolo-gique, le premier fondé en France à linstar de ceux do Naples et de New-York .