et on les dépouillé de leur enveloppe. Il importe pourleur conserver toute leur valeur commerciale auprès desnègres africains , qui en sont les seuls consommateurs jus-qu’ici, de maintenir ces graines à l’état frais. Le seul procédéde conservation qui soit employé fructueusement consiste à enfaire un assortiment soigneux en rejetant tous les kolasendommagés ou piqués par les vers, puis à les placer dansde grands paniers spéciaux au pays, faits d’écorces d’arbres,, et tapissés à l’intérieur avec des feuilles debab. On forme,avec les kolas, un dôme au-dessus du panier ainsi parfaite-1 ment rempli, et on recouvre le tout delà même feuille de bab,I qui, par son épaisseur, sa résistance et ses dimensions! ne contribue pas peu à cette conservation, en préservant lesnoix de kola fraîches du contact de l’air sec. Dans cet état,on peut expédier les paniers très loin. Leur contenu supportetrès bien, sans moisir, des voyages d’un mois environ durantlesquels il n’est pas nécessaire de le soumettre à unemanipulation quelconque pour le conserver frais. Il suffit demaintenir la feuille de bab à l’état humide. C’est ainsi quei j’ai pu recevoir, à Marseille , venant de Sierra-Leone , des! paniers de kola parfaitement frais; ils peuvent même arriver1 dans cet état jusqu’en Angleterre. Mais quand le kola doit; être conservé plus d’un mois, il faut, tous les trente joursau moins, que la manipulation de l’assortiment se fasse àj nouveau. On lave alors les graines dans de l’eau fraîche, oni remplace les premières feuilles de bab par des nouvelles, et| on refait le panier dont la contenance habituelle est de troismesures, soit trois fois 112 livres anglaises (132 kilo-grammes).
» Ainsi emballés, les kolas sont expédiés en Gambie et àGorée où se fait le commerce principal de ces graines. EnGambie , les traitants les montent dans le haut de la rivièreet les vendent, autant que possible à l’état frais, aux cara-vanes qui descendent de l’intérieur chargées de produits.Dès que les kolas ainsi vendus commencent à se rider et à sedessécher, les marchands de la caravane en achèvent la des-siccation au soleil et les réduisent, par mouture, en une poudre