098 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
le Congo ou Livingstone , le Couanza ; — an sud-est, le Zambèze et sesgrands affluents ; — à l’est, la Rovomna, le Loufidji, etc. — Cette contrée,considérée naguère comme un désert, possède une flore et une faune d’unerichesse merveilleuse et d'une variété infinie : au cœur du continent, qu'oncroyait inhabité, s’étendent de grands empires et de vastes fédérations detribus, qui comptent leurs sujets, leurs vassaux ou leurs alliés par millions.
CHAPITRE PREMIER
COTE ORIENTALE. — BASSIN DU ZAMBÈZE
I. Zanguebar. — La côte orientale d'Afrique, connue sous "le nomde Zanguebar, est presque tout entière soumise au sultan de l'ile deZanzibar. Elle s’étend de l’embouchure, du Djoub au cap Delgado(1700 kilom.), entre le pays Çomali et le Mozambique . La frontière del’ouest est indéterminée; la superficie et la population exactes sont in-connues.
Cours d’eau. — Du sud au nord : la Rovouma. le loufidji, le Kingani, ouRoufou, le Wami, le Vangani, descendus du Kilima-N’djaro ; le Sabaki, le Dana,T Ozij, le Djoub, venus des pays Gallas et Çomalis. — Iles : Quiloa, Monfia,'Zanzibar, Vemba. Le littoral est hérissé de récifs et de coraux qui rendentla navigation périlleuse. — Climat humide, brûlant et malsain dans la zonemaritime.
Les ports principaux sont: Mongao, lindy, (10000 hab.); Dar- es-Salam
; Bngamoyo, point de départ des caravanes, où se trouve unemission catholique française; Saüani; Vangani; Monfia ; Zanzibar(90 0(10 hab.); Vemba; Mombazu (15000hab.); Mélinde (5000 hab.) : Lamoo(6000 hab.); Kismayou, près de l’embouchure du Djoub; Marka et Magadoxo,récemment conquis par le sultan (te Zanzibar.
On peut partager la côte en trois régions : Quiloa, Zanguebar,Mélinde.
Populations : Souahélis, noirs du littoral, race mêlée d’Arabes et deCafres (Zangues, Ouauika, Ousambara, Ouasegua, Ouzaramo, Makonia, Ma-kouas, etc.); — Arabes; — Beloutchis; — Banians de l'Inde ; — quelquesEuropéens.
Zanzibar. — Le centre principal, le grand marché du Zanguebar estl’ile de Zanzibar, basse, traversée par quelques collines d’origine volca-nique, longue de 83 kilomètres, large de 30, séparée du continent par uncanal de 30 à 40 kilomètres. — Climat. — Très malsain ; chaleur tou-jours accablante ; sol humide et marécageux qui engendre les lievrespaludéennes, les épidémies de variole et de choléra, les maladies de