710 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
an milieu de mille dangers, ses explorations, ses études d’histoire natu-relle et ses chasses. Parti de Dutoitspan sur un chariot attelé de dix bœufs,il a gagné le Zambèse en traversant, à gauche des monts Matoppo, unçrégion lacustre qu’il appelle le bassin des grands Lacs-Salés (lacs Tsitani,Karri-Kard, Soa, lagunes salées du Nata et de VOnguai) « pays des milleétangs » alimentés par les pluies ; la plupart petits, très herbeux, ayant del’eau en abondance une partie de l’année. Quelques-uns seulement, “forméspar des sources, ne tarissent jamais. « C’est là que l’on commence à» retrouver en grand nombre les gros mammifères tels que l’éléphant, le» rhinocéros et la girafe. Dans la saison sèche, la traversée de cette» région ne laisse pas que d’être extrêmement pénible; parfois aussi,» d’octobre à décembre, le passage est très dommageable aux bœufs, à» cause de la présence d’une plante vénéneuse qui foisonne dans les her-» bages locaux. Aussi les trafiquants d’ivoire choisissent-ils souvent de» préférence le chemin qui passe par l’est, par le territoire des Matébelés » et des Makalakas, bien qu’il offre également ses inconvénients, vu l'humeur» rapace et félonne des tribus qui habitent par là. » — (D r Emile Holub.)
. » Je traversai la petite rivière Deikha, puis plusieurs
n vallons arrosés par des tributaires de ce cours d’eau; et» franchissant des intermittences boisées où alternaient la» roche et le sable, je débouchai le soir dans la vallée supé-» rieure de Panda ma Tenka, qui, après avoir coulé au» nord, puis au nord-ouest, et reçu de nombreux spruits et tor-i) rents, va se jeter dans le Zambèze en aval des chutes Victoria.» Sur la pente à droite se trouvaient un certain nombre de cha-» riots, car depuis que les trafiquants anglais sont entrés en» relation avec les peuplades du Zambèze , cet endroit est de-» venu leur rendez-vous, ainsi que celui des chasseurs d’élé-» pliants. Un de ces marchands, M. Westbeecli, y avait installé» un comptoir dans un enclos renfermant une hutte et un petit» magasin carré. Il y résidait quelque temps chaque année, et,
» en son absence, ses affaires étaient gérées par ses agents.
» Comme je m’étonnais de la hauteur des clôtures qu’on avait» élevées autour des chariots, on me dit que les lions pullulent» dans le district.
. » Parmi les lions de l’Afrique australe , je distinguerai
» trois espèces : le lion commun à longue crinière, tel qu’il» existe sur le littoral nord, le lion sans crinière, et le lion à
voyages de magnifiques collections scientifiques dont il a enrichi le musée de saville natale. La géographie lui doit aussi de curieuses révélations sur les mœurset coutumes des tribus Marutsés, et sur le régime du Haut-Znmbèse et de sesaffluents. Le récit des voyages du docteur Holub a été publié à Vienne en 18S1(2 vol. in-8°, ill.), sous ce titre : Sicben Jahre in süd-Afrika.